Santé

Des Scientifiques Développent une Substance THC Surpuissante dans des Bioreacteurs

Des Scientifiques Développent une Substance THC Surpuissante dans des Bioreacteurs
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        <em>Image : Getty Images/Futurism</em>
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### Une innovation prometteuse dans le domaine du cannabis

La société de biotechnologie israélienne BioHarvest affirme avoir trouvé une méthode innovante pour cultiver une substance contenant tous les ingrédients actifs du cannabis dans un bioreactor. Cette nouvelle technique pourrait produire un matériau 12 fois plus puissant que ce que l’on trouve dans la nature, selon un article de The Times of Israel.

Avantages écologiques et économiques

BioHarvest met en avant que cette technique pourrait rendre le cannabis médical à la fois moins cher et meilleur pour l’environnement. En effet, elle nécessite beaucoup moins d’eau et ne requiert aucun engrais.

Un processus de culture rapide

Le PDG de BioHarvest, Ilan Sobel, explique que leur approche ne consiste pas à cultiver la plante elle-même, mais plutôt à cultiver des cellules de la plante de chanvre dans de vastes bioreacteurs en laboratoire. Ce qui est particulièrement intéressant, c’est que le processus prend seulement trois semaines, alors que la culture traditionnelle du cannabis peut durer entre 14 et 23 semaines.

Sobel précise également que leur technologie permet d’augmenter de manière significative la concentration des ingrédients actifs présents, par rapport à ceux trouvés dans la plante naturelle.

Potentiels de personnalisation

Cela signifie que le THC produit peut être extrêmement puissant, bien que son niveau puisse être ajusté. En modulant les conditions d’exposition des cellules, BioHarvest pourrait créer différentes compositions des ingrédients actifs et ainsi adapter les divers cannabinoïdes selon les besoins.

De plus, cette substance n’exige aucune modification génétique et reproduit fidèlement tous les cannabinoïdes présents dans le cannabis cultivé naturellement.

Une efficacité remarquable en ressources

Les formulations de BioHarvest suggèrent qu’il ne faut qu’un gallon d’eau pour produire la même quantité de produit qu’il faudrait 54 gallons d’eau pour obtenir par culture classique, et cela dans un espace 90 % plus réduit.

Points à considérer

Néanmoins, un des principaux défis réside dans les licences nécessaires pour vendre le produit. BioHarvest a déjà entamé des démarches pour obtenir des autorisations à des fins médicales tant aux États-Unis qu’en Israël, mais ce processus pourrait s’avérer long.

Une autre question reste à résoudre : les consommateurs seront-ils prêts à adopter ce nouveau produit ? Bien que BioHarvest indique que leur substance peut être vaporisée, ingérée sous forme de pilule ou de gouttes, ou même intégrée dans des chewing-gums, il n’est pas garanti que le public l’accueillera avec enthousiasme.

Perspectives futures

Dans un tournant encore plus fascinant, BioHarvest envisage des tests de ses produits dans l’espace, grâce à une collaboration avec l’astronaute canadien à la retraite, Chris Hadfield. Cela laisse supposer qu’un jour, les voyageurs de l’espace pourraient savourer du cannabis récréatif sans avoir à gérer une serre orbitale entière.

FAQ

Qu’est-ce qu’un bioreactor ?

Un bioreactor est un environnement contrôlé permettant la culture de cellules ou d’organismes sous conditions optimales pour leur croissance.

Qu’est-ce qui rend la technologie de BioHarvest unique ?

La technologie permet de produire des cannabinoïdes sans cultiver la plante entière, utilisant ainsi moins de ressources et réduisant l’impact environnemental.

Comment la substance peut-elle être consommée ?

Elle peut être fumée, ingérée sous forme de pilule ou de gouttes, ou incorporée dans des chewing-gums.

Quels sont les défis réglementaires à surmonter ?

BioHarvest doit obtenir des licences pour la vente de ses produits à des fins médicales, ce qui peut prendre du temps.

BioHarvest prévoit-elle d’autres applications de ses technologies ?

Oui, l’entreprise a l’intention d’explorer des tests dans des environnements comme l’espace, élargissant ainsi la portée de ses recherches.

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