Santé

Des chercheurs conçoivent des bactéries synthétiques se multipliant comme des organismes vivants.

Des chercheurs conçoivent des bactéries synthétiques se multipliant comme des organismes vivants.

Des bactéries créées en laboratoire

Des scientifiques du National Institute of Standards and Technology (NIST) ont réussi à créer la première bactérie ayant un code génétique entièrement conçu en laboratoire. Ce micro-organisme, nommé JCVI, a été développé pour la première fois en 2010. Il présente maintenant la capacité de croître, de se diviser et de se multiplier comme n’importe quel organisme unicellulaire observé dans la nature.

Des progrès et des ajustements

Depuis sa création, le laboratoire a travaillé sur différentes versions de cette bactérie en ajoutant et en retirant des gènes pour améliorer ses caractéristiques. Récemment, les chercheurs ont résolu certains problèmes observés dans une version précédente, JCVI-syn3.0, qui, bien qu’elle puisse se multiplier, présentait une variabilité morphologique importante parmi ses descendants. Les bactéries issues de cette version ne présentaient pas de taille ou de forme uniformes, ce qui a incité l’équipe à plonger à nouveau dans le génome de l’organisme synthétique.

Elizabeth Strychalski, ingénieure cellulaire au NIST, a exprimé le désir de comprendre les règles fondamentales de la vie grâce à ces recherches. Selon elle, si ces cellules peuvent aider à découvrir et à comprendre ces règles, cela ouvre des perspectives intéressantes.

Comprendre le code génétique

Initialement, l’objectif de l’équipe était de concevoir une bactérie avec le code génétique le plus réduit possible. Cependant, pour assurer un processus de reproduction cellulaire efficace, il a été nécessaire d’introduire 19 nouveaux gènes dans l’ADN de JCVI.

Les scientifiques ne maîtrisent pas encore entièrement les fonctions de tous les gènes qu’ils ont intégrés dans le code de la bactérie. Même si la reproduction se produit comme prévu, il est impératif qu’ils prennent du recul pour comprendre comment ils sont parvenus à déchiffrer ce code génétique complexe.

James Pelletier, chercheur au MIT et co-auteur de l’étude, a souligné l’importance de connaître la fonction de chaque gène pour élaborer un modèle complet du fonctionnement cellulaire.

FAQ

Quelles sont les applications possibles de cette recherche en biologie synthétique ?

Cette recherche pourrait avoir des applications dans la médecine, comme la production de médicaments ou la création de bactéries capables de décomposer des déchets environnementaux.

Pourquoi est-il important de comprendre les fonctions des gènes ?

Connaître la fonction des gènes est crucial pour modéliser le fonctionnement des cellules. Cela pourrait permettre d’améliorer des traitements médicaux ou de créer de nouveaux micro-organismes utiles.

Les bactéries créées en laboratoire sont-elles dangereuses pour l’environnement ?

Des protocoles de sécurité stricts sont mis en place pour éviter tout impact nocif sur l’environnement. Les chercheurs évaluent soigneusement les risques avant d’introduire des organismes synthétiques dans des environnements naturels.

Quels défis restent à relever dans le domaine de la biologie synthétique ?

Les défis incluent la compréhension complète des interactions génétiques, le développement de systèmes de contrôle pour éviter des reproductions non souhaitées et l’assurance que ces organismes ne nuisent pas à l’écosystème.

Comment se fait-il que des scientifiques introduisent autant de gènes dans une bactérie ?

Chaque gène peut avoir un rôle spécifique dans la reproduction ou d’autres fonctions cellulaires. En introduisant plusieurs gènes, les chercheurs cherchent à optimiser les performances de l’organisme synthétique et à comprendre mieux le fonctionnement cellulaire.

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