Santé

Le Récipient Scientifique : Une Efficacité à Revoir

Le Récipient Scientifique : Une Efficacité à Revoir

L’Impact de la Recherche sur le Cannabis

S’engager dans des études sur le cannabis et son impact sur l’être humain n’est pas une mince affaire. Les chercheurs aux États-Unis doivent se procurer cette plante auprès du Centre national de recherche sur les produits naturels, situé à l’Université du Mississippi à Oxford. Toutefois, cette limitation a des conséquences notables : la qualité du cannabis obtenu à des fins de recherche est bien inférieure à celle du cannabis vendu dans la rue, comme l’explique un article de Nature.

Une Qualité Dérisoire pour la Recherche

Le problème principal réside dans le fait que le cannabis utilisé par les scientifiques ressemble davantage à du chanvre qu’à ce que l’on pourrait considérer comme une plante médicamenteuse. Une étude menée par Anna Schwabe, généticienne des plantes à l’Université du Colorado du Nord, révèle que les variétés de cannabis fournies pour la recherche affichent des niveaux inférieurs de delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), la substance psychoactive, ainsi que de cannabidiol (CBD), par rapport à ce qu’on trouve sur le marché noir.

D’après Schwabe, « il s’agit de variétés qui ne ressemblent pas à de la marijuana, ni par leur apparence, ni par leur odeur ». Cela soulève des interrogations quant à la pertinence et à l’applicabilité des résultats de recherche sur le cannabis dans le pays.

Vers une Élargissement de la Recherche

Un document préliminaire des travaux de Schwabe a été publié récemment sur la plateforme bioRxiv. De nombreux chercheurs expriment leur volonté d’explorer d’autres marqueurs génétiques avant de conclure définitivement que la production de l’Université du Mississippi n’est pas adéquate pour une recherche rigoureuse. Cependant, ils s’accordent tous sur un point essentiel : la précision des recherches sur le cannabis pourrait s’améliorer considérablement si d’autres institutions étaient autorisées à cultiver leur propre cannabis à des fins de recherche.

La Drug Enforcement Administration (DEA) n’a cependant encore approuvé aucune nouvelle institution pour cultiver du cannabis à des fins scientifiques, malgré de nombreuses demandes restées sans réponse.

L’Appel à une Réforme dans la Recherche sur le Cannabis

Le consensus parmi les érudits est clair : autoriser la culture de cannabis par diverses institutions mènerait à des résultats de recherche bien plus fiables. Une telle réforme s’annonce comme une nécessité pour faire avancer l’étude sur le cannabis dans le contexte scientifique américain.

À lire aussi : [Les différences génétiques entre le cannabis utilisé dans la recherche aux États-Unis et les variétés consommées] (Nature).

FAQ

Quelle est la différence entre le cannabis de recherche et celui trouvé dans la rue ?

Le cannabis de recherche est souvent moins puissant et plus proche du chanvre, avec des niveaux de THC et de CBD très inférieurs à ceux des variétés commerciales.

Pourquoi est-il difficile d’obtenir une approbation pour cultiver du cannabis pour la recherche ?

La DEA a un processus complexe et rigoureux pour approuver de nouvelles cultures, ce qui retarde la possibilité pour d’autres institutions de participer à la recherche.

Quels sont les avantages connus du THC et du CBD ?

Le THC est principalement reconnu pour ses effets psychoactifs, tandis que le CBD est étudié pour ses potentiels effets thérapeutiques, comme l’anxiété et la douleur.

Y a-t-il d’autres pays qui mènent des recherches avancées sur le cannabis ?

Oui, plusieurs pays comme le Canada et certains pays européens ont des programmes de recherche sur le cannabis qui permettent une plus grande diversité de souches et des essais cliniques plus poussés.

Quel est l’avenir de la recherche sur le cannabis aux États-Unis ?

Les chercheurs et défenseurs espèrent une réforme des politiques permettant une plus grande liberté dans la culture et l’étude du cannabis, ce qui améliorerait la qualité des découvertes scientifiques.

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