Santé

« Une Étude Remet en Question l’Efficacité des Plans pour Concevoir des Bébés Ultra-Intelligents »

« Une Étude Remet en Question l’Efficacité des Plans pour Concevoir des Bébés Ultra-Intelligents »

Récemment, en novembre, une entreprise nommée **Genomic Prediction** a révélé qu’elle avait mis au point une méthode de dépistage multi-gènes pour les **embryons**. Cette technique, selon la société, permettait d’évaluer divers traits ou conditions liés à un nombre important de gènes, comme l’intelligence, en attribuant un **« score polygénétique »** à chaque embryon.

L’objectif déclaré était que les parents puissent éviter d’utiliser un embryon présentant un score anormalement bas pour la **fécondation in vitro**. Cependant, cette annonce a rapidement soulevé des préoccupations quant à l’utilisation potentielle de la technologie pour concevoir des **”bébés sur mesure”** avec des capacités intellectuelles élevées.

Cependant, il semble que ces inquiétudes aient été prématurées. Une **étude récente**, présentée lors de la **réunion annuelle de la Société Américaine de Génétique Humaine**, remet en question l’efficacité de cette technique de dépistage.

De nos jours, il est relativement fréquent que les embryons fécondés subissent un **test génétique** avant leur implantation, permettant ainsi aux couples d’éviter d’utiliser des embryons qui risquent de ne pas mener à une grossesse réussie ou qui pourraient donner naissance à des enfants présentant des **malformations congénitales** ou des **maladies héréditaires** comme la **fibrose kystique**.

Ces tests se concentrent principalement sur des gènes **individuels**. Par exemple, pour la fibrose kystique, le médecin recherche des **mutations** dans le gène **CFTR**.

Pour évaluer la précision de la méthode de Genomic Prediction, une équipe de chercheurs dirigée par le généticien statistique **Shai Carmi** de l’Université hébraïque de Jérusalem a créé des **modèles informatiques** représentant cinq embryons hypothétiques, en combinant les profils ADN de deux individus. Parfois, ils connaissaient la taille des deux parents, et d’autres fois, leur **QI**.

Ensuite, ils ont élaboré de **« génomes virtuels »** pour chaque embryon, chacun recevant un score polygénétique en fonction de la hauteur ou du QI potentiel de l’enfant qui pourrait naître de cet embryon.

Les résultats ont montré que la technique n’apportait que de **légers bénéfices**. Les enfants hypothétiques issus des embryons ayant les meilleurs scores étaient seulement environ 2,5 centimètres plus grands et avaient un QI supérieur de 2,5 points.

Les chercheurs ont ensuite réévalué la méthode en attribuant des scores de taille polygénique aux enfants de **28 familles** ayant en moyenne 10 enfants. Dans seulement sept de ces familles, l’enfant avec le score le plus élevé de taille était effectivement le plus grand. Dans cinq familles, cet enfant était même le plus petit des frères et sœurs, indiquant que l’utilisation de cette technique aurait pu conduire à une situation où les parents auraient eu un enfant plus petit qu’en laissant les choses au **hasard**.

En conclusion, même si la méthode de Genomic Prediction pourrait encore permettre aux parents d’identifier des embryons susceptibles de donner naissance à des enfants avec des **handicaps intellectuels**, elle ne semble pas être une solution pour créer des **bébés génétiquement supérieurs** dans un avenir proche.

FAQ

Quels sont les enjeux éthiques liés à la sélection génétique des embryons ?

La sélection d’embryons en fonction de leur potentiel génétique soulève des questions sur l’éthique de “jouer à Dieu”, ainsi que sur les tensions entre la médecine et les préférences parentales.

Comment les tests génétiques peuvent-ils influencer la prise de décisions des parents ?

Les tests peuvent offrir des informations cruciales concernant la santé future de l’enfant, mais ils pourraient également mener à des choix difficiles, comme le rejet d’embryons sains.

Existe-t-il des alternatives à la sélection génétique ?

Oui, des approches comme l’éducation et le soutien à l’enfant, indépendamment des capacités génétiques, sont des alternatives éthiques à la sélection génétique.

Comment sont réalisés les tests génétiques sur les embryons ?

Les tests consistent à analyser une petite quantité de cellules de l’embryon pour détecter des anomalies génétiques.

Quel est l’impact de la technologie sur la fécondation in vitro ?

La technologie a amélioré les taux de réussite des procréations médicalement assistées (PMA) en permettant des choix éclairés sur les embryons utilisés.

Quitter la version mobile