Pour les millions d’Américains qui dépendent d’un salaire, il peut être difficile de garder le moral face aux nouvelles inquiétantes. Par exemple, la société Block, fondée par Jack Dorsey, a récemment annoncé la suppression de 4 000 postes en raison de l’impact de l’IA. Cela survient après les vagues de licenciements chez Amazon, qui ont touché environ 16 000 employés de bureaux. De son côté, Oracle prévoit de se séparer d’au moins 20 000 ouvriers.
Dans une récente interview accordée au Psychiatric Times, le psychiatre Andrew Brown a souligné que le problème du chômage causé par l’IA n’est pas seulement économique ; il a également des effets sur la santé mentale. En se concentrant sur la santé psychologique des chômeurs, Brown a déjà émis des alertes concernant l’anxiété engendrée par la perte d’emploi liée à l’IA. Ces préoccupations prennent aujourd’hui une tournure alarmante.
Brown fait remarquer que l’arrivée massive de l’IA pourrait amplifier les **anxieux** habituels qui sont généralement liés à une perte de revenus. En effet, sans argent pour payer le loyer, la nourriture, la chaleur ou les soins de santé, il devient difficile de s’épanouir. L’un des aspects cachés de cette situation est l’**augmentation** du risque de troubles psychologiques.
« Il y a un choc initial face à la perte d’un emploi », note-t-il, « mais au fur et à mesure que le chômage s’éternise et devient une réalité chroniquement douloureuse, d’autres maladies psychologiques peuvent se manifester. » Brown souligne que même des individus sans antécédents de problèmes psychiatriques peuvent en souffrir.
Bien que l’on puisse douter de la gravité des pertes d’emplois liées à l’IA — qui sont probablement une **simplification** excessive — la vision de l’avenir du marché du travail semble assez préoccupante.
« Nous ne devrions pas seulement envisager des individus touchés par la perte d’un emploi une ou deux fois », indique Brown. « Nous allons devoir faire face à des pertes d’emploi répétées et à une incertitude chronique, entraînant ainsi une **anxiété** constante vis-à-vis de l’avenir, de la capacité à se maintenir économiquement. »
« Il deviendra difficile pour les gens de formuler un récit personnel cohérent sur leur identité professionnelle, car la capacité à contribuer au monde du travail devient de plus en plus instable et éclatée. »
Avec le temps, précise-t-il, notre sentiment d’utilité — fondé sur l’acquisition de compétences spécifiques au fil de nos carrières — sera également menacé. Brown conclut en déclarant : « Avec l’IA, il ne suffira plus de développer un nouveau **groupe de compétences** une ou deux fois, mais il y aura une répétition à l’infini où certaines compétences deviendront soudainement obsolètes. »
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FAQ
Qu’est-ce que l’IA et comment impacte-t-elle l’emploi ?
L’intelligence artificielle (IA) désigne des systèmes informatiques capables d’effectuer des tâches communément associées à l’intelligence humaine. Son avancement peut entraîner des changements radicaux sur le marché du travail, générant à la fois des opportunités et des pertes d’emploi.
Quelles sont les conséquences psychologiques de la perte d’emploi ?
La perte d’un emploi peut induire des sentiments d’anxiété, de dépression et un manque de confiance en soi. La situation économique instable peut exacerber ces sentiments, entraînant des problèmes de santé mentale.
Que peuvent faire les individus face à ces défis ?
Il est crucial de chercher du soutien, que ce soit par le biais de groupes de soutien, de counseling psychologique ou d’activités de développement personnel pour reconstruire un sentiment de valeur et de compétence.
Comment se préparer à l’avenir du travail face à l’IA ?
Acquérir des compétences numériques, se former à de nouvelles technologies et s’engager dans un apprentissage continu sont des stratégies essentielles pour rester compétitif sur le marché du travail en évolution.
Quels rôles auront l’humain et l’IA dans le futur ?
Le futur du travail pourrait impliquer une collaboration entre l’humain et l’IA, où chacun peut tirer profit des forces de l’autre. Les tâches répétitives pourraient être automatisées tandis que les compétences humaines comme la créativité et l’empathie pourraient devenir plus précieuses.
