Santé

La Pénurie d’Organes S’Amplifie : Les Organes Animaux en Perspective.

La Pénurie d'Organes S'Amplifie : Les Organes Animaux en Perspective.

D’une Mauvaise Situation à Pire

Près de 75 000 Américains attendent un transplant d’organe. Malheureusement, chaque jour, environ 18 d’entre eux décèdent parce qu’ils n’ont pas pu recevoir cet organe à temps.

Ce qui rend la situation encore plus pressante, c’est le manque de donneurs. De façon inattendue, l’arrivée des voitures autonomes pourrait aggraver cette crise en réduisant le nombre d’accidents de la route, qui sont actuellement l’une des principales sources d’organes pour les transplantations.

À travers le monde, des chercheurs s’efforcent de trouver des solutions pour sauver des vies. Aujourd’hui, une idée autrefois considérée comme de la science-fiction émerge : la possibilité de transplanter des organes d’animaux dans le corps humain.

William Westlin, un chercheur en biotechnologie, a déclaré à The Guardian : « Nous sommes à un tournant décisif dans le domaine des transplantations animales. Ce n’est plus une question de savoir si cela arrivera, mais quand. »

Rejet d’Organe

Faire accepter un organe donné par le corps humain s’avère être un défi. En effet, l’organisme perçoit souvent cet organe comme un intrusion étrangère, ce qui déclenche une réaction du système immunitaire pour l’éliminer.

Bien que les médecins parviennent à atténuer cette réaction grâce à certains médicaments, cela ne garantit pas que le corps du receveur n’abandonnera pas l’organe transplanté.

À cela s’ajoute la complexité de la xénogreffe : introduire un organe provenant d’une espèce différente, comme un porc ou un primate, dans l’organisme humain, était considéré comme une mission impossible pendant longtemps.

Porcs et Primates

Les avancées les plus récentes en médecine et en biotechnologie rendent toutefois la xénogreffe plus réalisable que jamais.

L’entreprise de biotechnologie eGenesis, dirigée par Westlin, a utilisé la technologie CRISPR pour éliminer des virus du génome porcin, susceptibles de nuire à un patient recevant un organe. L’objectif est d’enlever des marqueurs de cellules porcines qui pourraient être perçus comme étrangers, réduisant ainsi les risques de réponse immunitaire chez l’homme.

Un groupe de chercheurs en Allemagne a également développé un nouveau traitement pré-transplantation pour les cœurs de porc, permettant à des babouins de survivre pendant plusieurs mois avec ces organes dans le cadre d’une étude en 2018, marquant une étape significative vers la transplantation d’organes animaux chez les humains.

De plus, des essais sont prévus à l’Université de Birmingham pour transplanter des mécanismes rénaux et cardiaques génétiquement modifiés de porcs chez des patients dans les prochaines années.

David Cooper, co-directeur du programme de xénogreffe à l’UAB, a confié à The Guardian que cela « révolutionnera la médecine », en rendant ces organes disponibles sur demande. « Imaginez qu’après un arrêt cardiaque, on puisse remplacer le cœur par celui d’un porc sur-le-champ. Le potentiel est immense. »

À lire aussi :

Jean-Pierre a fait un article intéressant sur « La clé pour résoudre la pénurie mondiale d’organes provient-elle des animaux ? » [The Guardian]

Autres informations sur les transplantations d’organes :

Découvrez comment des babouins avec des cœurs de porc nous rapprochent des transplantations humains-porc.


FAQ

Quels sont les avantages des transplantations d’organe d’animaux ?

Les transplantations d’animaux pourraient relancer l’approvisionnement d’organes et offrir des solutions à des patients en attente de transplantation.

Quels défis restent à surmonter avec la xénogreffe ?

Les principaux défis incluent le rejet immunitaire des organes et le risque de transmission de virus de l’animal au receveur.

Y a-t-il des exemples de succès de xénogreffe ?

Oui, des études précliniques ont montré que des organes de porc peuvent fonctionner à long terme chez des primates, ce qui est prometteur pour les futurs essais humains.

Quels organismes et institutions participent à ces recherches ?

Des universités et des entreprises bio-technologiques, comme l’Université de Birmingham et eGenesis, sont à la pointe de ces recherches.

Dans combien de temps pourrait-on voir des transplantations d’organes d’animaux chez l’homme ?

Les premières transplantations pourraient survenir dans les prochaines années, avec des essais cliniques en cours.

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