Santé

Des Organismes Découverts : Les Prédateurs Naturels des Virus

Des Organismes Découverts : Les Prédateurs Naturels des Virus

Une annus horribilis pour les virus

Cette année a été marquée par une explosion d’activité virale. Un virus particulièrement redoutable a entraîné des conséquences désastreuses : il a paralysé de vastes zones de la civilisation humaine, causé des pertes économiques considérables, fait plus d’un million de victimes et rendu un nombre incalculable de personnes malades.

Une découverte réjouissante

Face à une telle situation, accueillir une nouvelle qui vient perturber le règne des virus est plutôt rafraîchissant. En effet, des scientifiques ont récemment annoncé avoir découvert deux organismes capables de se nourrir de ces virus – une première dans le domaine.

Ramunas Stepanauskas, auteur principal et directeur du Centre de Génomique de Cellules Uniques au Bigelow Laboratory for Ocean Sciences, a déclaré : « Nos résultats indiquent que de nombreuses cellules de protozoaires contiennent de l’ADN de diverses viruses non infectieuses, mais pas de bactéries, ce qui démontre qu’ils se nourrissent de virus plutôt que de bactéries. Cette découverte va à l’encontre des idées reçues sur le rôle des virus et des protozoaires dans les chaînes alimentaires marines. »

Une recherche fascinante

L’étude récente, parue dans le journal Frontiers in Microbiology, a permis d’identifier deux organismes unicellulaires, tous deux situés au large des côtes du Maine. Ces organismes, appelés choanozoaires et picozoaires, pourraient se nourrir de virus en quantités significatives.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont prélevé des échantillons d’eau de mer et ont séquencé le matériel génétique de 1 698 organismes présents dans ces échantillons. En examinant les choanozoaires et les picozoaires, ils ont décelé des traces de code génétique viral, ce qui suggère qu’ils consomment ces virus, car ils ne semblent pas être sensibles aux infections virales.

Un phénomène rare dans l’écosystème terrestre

Il est important de préciser que, jusqu’à présent, peu d’organismes connus sur Terre semblent pratiquer ce type de nourriture. Bien qu’il existe une biomasse virale importante dans les océans, ces deux organismes découverts sont les seuls à avoir été identifiés comme se nourrissant de virus pour leur survie.

Julia Brown, chercheuse au Bigelow Laboratory et coautrice de l’article, a ajouté : « Les virus sont riches en phosphore et azote et pourraient constituer un complément nutritif intéressant dans un régime alimentaire riche en carbone, potentiellement composé de proies cellulaires ou de colloïdes marins. Éliminer les virus de l’eau pourrait diminuer leur nombre disponible pour infecter d’autres organismes, tout en véhiculant le carbone organique des particules virales vers les niveaux supérieurs de la chaîne alimentaire. »

FAQ

Quelles sont les implications écologiques de cette découverte ?

Cette découverte pourrait avoir des conséquences majeures sur notre compréhension des chaînes alimentaires marines et de l’interaction entre les virus et les organismes unicellulaires.

Comment ces organismes se nourrissent-ils des virus ?

Il n’est pas encore complètement compris comment ces organismes ingèrent les virus, mais leur capacité à traiter ces particules pourrait représenter un mécanisme intéressant d’échange de nutriments dans l’écosystème.

Y a-t-il d’autres organismes connus qui consomment des virus ?

Actuellement, ces deux espèces sont les seules à avoir été identifiées. Cela soulève des questions sur d’autres potentiels organismes similaires qui pourraient exister dans des environnements variés.

Qu’est-ce que cela signifie pour la recherche sur les maladies virales ?

Ces découvertes pourraient ouvrir de nouvelles voies de recherche pour des solutions à long terme contre les maladies virales en exploitant les interactions dans les chaînes alimentaires.

Quels sont les avantages écologiques de ces organismes ?

En consommant des virus, ces organismes peuvent aider à réguler la population virale dans les océans, ce qui pourrait soutenir la santé globale de l’écosystème marin.

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