Santé

Des scientifiques tentent d’adapter la résistance au cancer des rats-taupes nus pour l’homme.

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Des rongeurs exempts de cancer

Des chercheurs ont récemment révélé que le même gène qui porte la vie multicellulaire joue également un rôle clé dans la suppression de plusieurs gènes chez les humains. Ce gène se trouve être dysfonctionnel chez les personnes atteintes de cancer.

Actuellement, l’attention des scientifiques se tourne vers le rat-taupe nu (NMR) pour identifier un autre gène capable de combattre le cancer. Parmi les différentes espèces de rongeurs, le rat-taupe nu se distingue par sa longévité, atteignant jusqu’à 30 ans, soit dix fois celle des souris. De plus, il est remarquable que le cancer n’ait presque jamais été constaté au sein des colonies capturées. Pour explorer comment ces animaux parviennent à éviter le cancer, une collaboration entre l’Université de Hokkaido et l’Université de Keio au Japon est en cours. Ce projet vise à améliorer les traitements et à potentiellement trouver des solutions pour les humains.

Honneur au rat-taupe nu.

ARF actif, ERAS inactif

Les chercheurs ont réussi à reprogrammer des fibroblastes cutanés provenant de rats-taupes nuls pour les ramener à un état de cellules souches pluripotentes induites (iPSCs). Comme les cellules souches embryonnaires, ces iPSCs peuvent se transformer en différents types de tissus, mais elles peuvent également donner lieu à des tumeurs lorsqu’elles sont transplantées.

Ces iPSCs ont été introduites dans les testicules de souris dotées d’un système immunitaire très affaibli. Il a été observé que ces iPSCs ne se développaient pas en tumeurs, contrairement aux iPSCs humaines et murines. En approfondissant leurs recherches, les scientifiques ont découvert que le gène Frame de Lecture Alternatif (ARF) restait actif dans les iPSCs de rat-taupe nu, alors qu’il était inactif chez les humains et les souris. Cela permet aux cellules souches du rat-taupe nu d’exprimer en continu ce gène qui lutte contre les tumeurs.

Les chercheurs ont également noté qu’un gène tumorigène, connu sous le nom d’ERAS, est muté et défectueux dans les iPSCs de rat-taupe nu, alors qu’il s’exprime dans les cellules embryonnaires et les iPSCs des souris. Quand ils ont désactivé le gène ARF et forcé le gène ERAS des souris à s’activer dans les iPSCs de rat-taupe nu, cela a entraîné le développement de grandes tumeurs chez les souris transplantées.

« Nous concluons que la résistance tumorale observée dans les iPSCs de rat-taupe nu repose sur la régulation spécifique d’ARF et la disruption d’ERAS », déclarent-ils dans leur étude. Ils soulignent que ces découvertes pourraient nous aider à mieux comprendre et à élaborer des traitements du cancer plus sûrs pour les humains.

« Des recherches ultérieures sur les mécanismes détaillés sous-jacents à l’ASIS (sénescence induite par la suppression d’ARF) chez les rats-taupes nuls pourraient éclairer la résistance au cancer de ces animaux et participer à l’élaboration de iPSCs humains non tumorigènes, facilitant ainsi le développement de thérapies cellulaires plus sûres », explique Kyoko Miura, professeur assistant à Hokkaido.


FAQ

Qu’est-ce que le gène ARF ?

Le gène ARF, ou Frame de Lecture Alternatif, est un gène qui joue un rôle crucial dans la protection contre le développement des tumeurs, en particulier dans les cellules des rats-taupes nuls.

Pourquoi les rats-taupes nuls sont-ils des sujets d’étude importants ?

Ces rongeurs présentent une longévité exceptionnelle et une résistance au cancer, ce qui attire l’attention des chercheurs cherchant à comprendre les mécanismes qui pourraient également s’appliquer à l’homme.

Existe-t-il d’autres recherches sur les rongeurs et le cancer ?

Oui, de nombreux projets de recherche examinent divers types de rongeurs et d’autres animaux pour découvrir des gènes qui pourraient faire avancer la lutte contre le cancer chez les humains.

Comment ces recherches pourraient-elles influencer le traitement du cancer ?

En comprenant comment certains gènes régulent la croissance tumorale chez des espèces résistantes, les scientifiques espèrent développer de nouveaux traitements qui pourraient minimiser les risques de cancer chez les humains.

Quelles sont les implications des iPSCs des rats-taupes nuls pour la médecine ?

Ces cellules peuvent offrir des perspectives prometteuses pour créer des thérapies cellulaires plus sûres, réduisant ainsi le risque de développement de tumeurs dans les traitements basés sur des cellules souches.

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