Une histoire inspirante
L’histoire débute avec un étudiant en doctorat victime d’une tumeur au cerveau. Brian Keating, qui poursuivait ses recherches au MIT dans le groupe Mediated Matter du Media Lab, avait besoin de mieux comprendre sa condition avant d’affronter une opération pour retirer la tumeur. Son souhait était de visualiser la tumeur et de la toucher.
Une collaboration innovante
Pour ce faire, Keating a décidé de s’associer avec des collègues du Wyss Institute de Harvard. Ensemble, ils ont conçu un moyen de produire des cerveaux en 3D d’après des scans CT et IRM de patients. Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans la revue 3D Printing and Additive Manufacturing.
Compatibilité des technologies
Les technologies qu’ils ont utilisés, à savoir les imprimantes 3D et les techniques d’imagerie cérébrale, se complètent de manière étonnante. Les imprimantes fonctionnent en ajoutant progressivement des couches d’un objet, tandis que les scans CT reconstruisent une image du cerveau couche par couche, mais de haut en bas. En fournissant les scans CT dans le bon ordre à l’imprimante, l’équipe a pu créer un modèle du cerveau de Keating.
Des avancées significatives
D’autres équipes ont déjà transformé des images cérébrales en objets 3D, comme les chercheurs du UT Southwestern Medical Center qui ont travaillé sur l’impact de la sclérose en plaques. Cependant, les modèles précédents n’avaient pas le niveau de détail nécessaire. Les scans CT produisent des images à haute résolution qui surfacent les nuances grâce à une échelle de gris riche, un avantage que n’avaient pas les anciennes méthodes d’impression.
La quête de précision
Pour surmonter cette limitation, Keating et son équipe ont divisé chaque pixel en encore plus de pixels noirs et blancs, permettant à l’imprimante 3D de détecter chaque détail selon les proportions de ces minuscules pixels. Cela semblait plus complexe, mais en réalité, cela permet une interprétation plus rapide des images.
Ainsi, l’équipe a réussi à convertir les données pour l’imprimante en moins de 60 minutes, un exploit qui prendrait jusqu’à 30 heures si des radiologues le faisaient manuellement.
Vers une nouvelle façon de comprendre la santé
Avec des modèles 3D extrêmement précis générés plus rapidement que jamais, le groupe de recherche espère que ces modèles personnalisés pourront être intégrés aux consultations médicales. Aux États-Unis, la compréhension des problèmes de santé par la population pose souvent problème. Une étude menée par le Département de l’Éducation a révélé qu’environ 36 % des adultes avaient un niveau de lecture équivalent à celui d’un élève de cinquième, surtout en ce qui concerne les problèmes médicaux. Des aides visuelles personnalisées pourraient donc permettre aux patients de mieux appréhender leur état et de prendre des décisions éclairées sur leur traitement.
FAQ
Qu’est-ce qu’une imprimante 3D ?
Une imprimante 3D est un dispositif qui fabrique des objets en ajoutant des couches de matériaux, permettant ainsi de créer des modèles physiques à partir de modèles numériques.
Comment fonctionne un scan CT ?
Un scan CT (Tomodensitométrie) utilise des rayons X pour obtenir des images en coupe de l’intérieur du corps, permettant de visualiser les organes et les tissus avec grande précision.
Quels sont les avantages des modèles 3D en médecine ?
Les modèles 3D permettent aux médecins de mieux visualiser la structure des tissus, facilitant ainsi des diagnostics plus précis et des interventions chirurgicales mieux planifiées.
Qui sont les principaux acteurs de cette recherche ?
Brian Keating, issu du MIT, et des collaborateurs du Wyss Institute de Harvard sont les principaux chercheurs impliqués dans ce projet novateur.
Quels sont les impacts potentiels sur la santé publique ?
En améliorant la compréhension des problèmes médicaux grâce à des visualisations claires, il est possible d’augmenter la prise de conscience et la gestion des maladies, contribuant ainsi à une meilleure santé publique.
