Santé

La Maison Blanche a imposé une liste de mots interdits au CDC, y compris “fondé sur des preuves”.

La Maison Blanche a imposé une liste de mots interdits au CDC, y compris "fondé sur des preuves".

Mise à jour : Les CDC ont fourni des précisions à Futurism concernant les événements récents. Consultez cet article pour des informations complètes et précises.

Les mots interdits

Le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) a récemment reçu, selon des sources, une liste des mots prohibés de l’administration Trump, datée du 14 décembre. Cette liste contient sept mots et expressions qui ne pourront pas être utilisés dans les documents officiels préparés pour le budget de 2018. Ce changement a suscité beaucoup d’inquiétude parmi les professionnels de la santé publique et les citoyens préoccupés par la censure des termes utilisés.

Les mots interdits sont : “evidence-based” (basé sur des preuves), “science-based” (basé sur la science), “vulnerable” (vulnérable), “entitlement” (droit), “diversity” (diversité), “transgender” (transgenre) et “fetus” (fœtus). Pour les mots “evidence-based” et “science-based”, la Maison Blanche a proposé une alternative : “le CDC fonde ses recommandations sur la science, en tenant compte des normes et des souhaits de la communauté.”

Cette tournure oblige le CDC à influer sur les décisions scientifiques pour tenir compte des émotions et des désirs du public. D’autres mots interdits ne proposent même pas de remplacement.

Il semble peu logique de demander aux scientifiques de suspendre leurs recherches en attendant l’avis du public. Alors pourquoi un changement de vocabulaire est-il nécessaire ?

L’administration actuelle manifeste une mauvaise confiance dans les études scientifiques validées par les pairs, contrairement aux administrations précédentes. Ce manque de confiance est visible dans la séparation grandissante entre science et gouvernement, illustrée par la décision de se retirer de l’Accord de Paris sur le climat, qui repose sur des données scientifiques et vise des objectifs climatiques communs.

Éliminer la science du débat

On ne sait pas encore comment les CDC géreront ces mots prohibés dans leurs futures recherches. En dehors de l’évidente réticence à mentionner des recommandations scientifiques et objectives, ces interdictions pourraient avoir des conséquences significatives sur la santé publique. Bien que des mots comme “transgenre” et “vulnérable” ne soient pas perçus comme scientifiques par tous, ils sont cruciaux pour traiter des problèmes de santé publique majeurs auxquels les États-Unis sont confrontés aujourd’hui.

Par exemple, le CDC collabore avec d’autres organisations pour explorer des moyens d’améliorer la prévention du VIH et d’autres problèmes de santé touchant spécifiquement les personnes transgenres. De plus, il sera difficile pour le CDC d’étudier les malformations congénitales potentielles causées par le virus Zika sans aborder la santé des fœtus.

Conformément à ces nouvelles directives, le CDC ne pourra pas établir un budget fondé sur le recherche basée sur des preuves. Cela signifie aussi qu’il ne pourra pas promouvoir la santé et la survie des personnes transgenres, un groupe au sein duquel un pourcentage alarmant tente de se suicider ou subit des agressions. En outre, l’exclusion du terme “fœtus” complique la mise en place de mesures préventives et de recherches vitales, et limite le soutien à la santé des femmes.

Un budget qui exclude ces termes ignore les réalités scientifiques et médicales, compromettant la recherche et les soins axés sur la santé. Ce changement est contradictoire sur tous les plans.

Il reste à voir comment le CDC réagira face à cette situation. Toutefois, si ces mots ne peuvent être utilisés à l’avenir, les scientifiques du CDC ne pourront pas mener à bien leurs recherches sur des maladies comme les maladies cardiaques et le cancer, ni prévenir des épidémies.

FAQ

Quels impacts ces mots interdits peuvent-ils avoir sur la recherche menée par le CDC ?

L’interdiction de termes clés pourrait réduire l’efficacité des recherches et compliquer la communication sur des sujets de santé publique.

Pourquoi est-ce un problème que des mots comme “transgenre” soient censurés ?

Censurer des termes essentiels rend difficile l’identification et la réponse aux problèmes de santé spécifiques qui affectent des groupes vulnérables.

Y a-t-il des précédents de censure similaire dans d’autres administrations ?

Des cas de censure ont été documentés précédemment, mais cela a rarement eu un impact aussi direct et définitif sur la santé publique.

Comment le public peut-il réagir face à ces changements ?

Les citoyens peuvent exprimer leur préoccupation par le biais de campagnes de sensibilisation et de pression sur les représentants politiques pour qu’ils s’engagent en faveur de la santé publique.

Existe-t-il des alternatives aux mots interdits ?

Pour certains mots, il peut y avoir des tours de phrases, mais cela peut ne pas capturer la même clarté et précision scientifique.

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