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<p class="highlighted-text">Des innovations incontournables aux frontières de la science et de la technologie.</p>
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Actuellement, les corps des êtres humains se mêlent aux technologies d’une manière que nous n’aurions jamais pu imaginer il y a quelques décennies. La force, la dextérité et les sens surhumains ne relèvent plus de la science-fiction, ils sont déjà une réalité.
Bien que ces avancées technologiques nous offrent un aperçu des capacités humaines améliorées dans le futur, leur principale utilité actuelle réside dans le soutien qu’elles apportent aux personnes vivant avec des handicaps. Grâce à la technologie cyborg, il est possible de remplacer des membres, des organes et même des sens corporels manquants. Parfois, cette technologie améliore même les fonctions corporelles traditionnelles.
Voici six exemples fascinants de cyborgs qui montrent nos progrès et nous donnent un aperçu de ce que l’avenir pourrait réserver.
Sommaire
ToggleEntendre les couleurs grâce à une antenne
Neil Harbisson, un activiste et artiste, est né sans distinguer les couleurs. En 2004, il a décidé de remédier à cela en installant une antenne électronique à l’arrière de son crâne. Cet appareil convertit les fréquences lumineuses en vibrations que son cerveau interprète en sons, lui permettant ainsi d’« entendre » les couleurs. Sa technologie est même capable de capter des fréquences invisibles telles que l’infrarouge.
Il a déclaré dans une interview à National Geographic : « Il n’y a pas de distinction entre le logiciel et mon cerveau, ou mon antenne et n’importe quelle autre partie de mon corps. Être un cyborg me fait ressentir que je fais partie de la technologie. »
Cette modification corporelle n’a pas toujours été bien acceptée, à tel point que le gouvernement britannique a soulevé des objections lorsque l’antenne est apparue sur sa photo de passeport. Harbisson a mené une bataille pour qu’elle y demeure et a remporté son combat, devenant ainsi le premier cyborg « officiellement reconnu ».
Le bras LUKE
Le bras LUKE, nommé d’après Luke Skywalker, est une prothèse très sophistiquée qui permet à son utilisateur de ressentir des sensations de toucher. Un moteur spécialisé offre un retour d’information qui simule la résistance de divers objets — par exemple, un utilisateur peut percevoir qu’un coussin résiste moins qu’une brique. Grâce à un financement de l’agence de recherche en défense DARPA, cette prothèse a reçu l’approbation de la FDA américaine en 2014.
Des capteurs électroniques enregistrent les signaux des muscles de l’utilisateur, lesquels sont ensuite traduits en mouvements physiques. Avec l’aide de commutateurs que l’utilisateur peut contrôler avec ses pieds, il peut manipuler plusieurs articulations simultanément. La première version commerciale du bras LUKE a été mise à la disposition d’un petit groupe d’amputés militaires à la fin de 2016, mais son prix est estimé à environ 100 000 dollars.
Vision artificielle
L’histoire de Jens Naumann est fascinante. Il a perdu la vue suite à deux accidents survenus dans sa vingtaine, entraînant des blessures à ses yeux. En 2002, à 37 ans, il participe à un essai clinique au Dobelle Institute à Lisbonne, où il est équipé d’une caméra reliée directement à son cerveau, contournant ainsi ses yeux défaillants. Ce système lui a permis de percevoir des formes et des contours sous forme de pixels lumineux, lui offrant un aperçu du monde. L’année de l’essai, il a pu voir les lumières de Noël autour de son domicile au Canada. Malheureusement, après quelques semaines, le système est tombé en panne et, après le décès de l’inventeur en 2004, Naumann s’est retrouvé de nouveau aveugle.
Jambes bioniques contrôlées par la pensée
La première jambe bionique contrôlée par la pensée a été utilisée en 2012 par Zac Vawter, un ingénieur logiciel dont la jambe a été amputée au-dessus du genou en 2009. La technologie, connue sous le nom de Réinnervation Musculaire Ciblée (TMR), a été initialement développée pour des prothèses de membres supérieurs en 2003. La prothèse de Vawter a révolutionné le domaine car elle a été la première jambe à l’utiliser. Lors d’un événement marquant, il a gravi les 2 100 marches de la Willis Tower à Chicago en utilisant sa jambe bionique, un exploit qu’il a réalisé en 53 minutes et 9 secondes.
La main bebionic
La société de prothèses bebionic a développé certaines des mains prothétiques les plus avancées. Chaque doigt est équipé de moteurs qui permettent un mouvement indépendant des articulations. Pour simplifier l’utilisation quotidienne, la main bebionic dispose de 14 modes de préhension prédéfinis. Ses moteurs très sensibles ajustent la vitesse et la force de la prise en temps réel, permettant à l’utilisateur de tenir un œuf avec précision tout en étant suffisamment robuste pour soutenir jusqu’à 45 kilogrammes.
Commercialisée depuis 2010, la main bebionic a bénéficié d’améliorations au fil des années, notamment en matière d’autonomie, de flexibilité et de logiciels.
Le projet Eyeborg
Rob Spence, un cinéaste basé à Toronto, a choisi de remplacer son œil droit manquant par une prothèse intégrant une caméra vidéo émettant sans fil. En collaborant avec une entreprise spécialisée dans le design sans fil et un groupe d’ingénieurs électrotechniciens, il a conçu un œil prothétique suffisamment compact pour y intégrer des circuits électroniques. Sa caméra peut enregistrer jusqu’à 30 minutes de vidéos avant de devoir être rechargée. Spence a utilisé ces images dans un documentaire intitulé Deus Ex: The Eyeborg Documentary.
Deus Ex: The Eyeborg Documentary
FAQ
1. Quelles sont les avancées récentes en matière de technologie cyborg ?
Des technologies comme les implants neuronaux et les prothèses connectées continuent à évoluer, offrant de nouvelles possibilités d’interaction entre les êtres humains et les dispositifs améliorants.
2. Comment les prothèses actuelles parviennent-elles à simuler le toucher ?
La plupart des nouvelles prothèses utilisent des capteurs avancés qui offrent un retour d’information, permettant ainsi à l’utilisateur de ressentir des textures, de la résistance et même la chaleur.
3. Existe-t-il des limites à l’intégration de la technologie dans le corps humain ?
Bien que les avancées soient impressionnantes, des considérations éthiques et médicales subsistent, notamment concernant la sécurité, les risques d’infection et le consentement éclairé des utilisateurs.
4. Quel est l’impact de ces technologies sur le quotidien des utilisateurs ?
Ces innovations améliorent grandement la qualité de vie des personnes handicapées, leur permettant d’acquérir plus d’autonomie et de participer pleinement à la vie sociale.
5. Quelles sont les perspectives futures pour la relation entre humains et machines ?
On peut s’attendre à une intégration de plus en plus fluide, avec des améliorations majeures dans les domaines de la communication, du mouvement et des sens, ce qui pourrait transformer notre conception même de l’humanité.
