Santé

Un homme consomme des smoothies au sumac vénéneux pour développer une résistance.

Un homme consomme des smoothies au sumac vénéneux pour développer une résistance.

Une expérience audacieuse : consommer du sumac vénéneux

Pour éviter des éruptions cutanées causées par des plantes nuisibles lors de randonnées, certains prennent des mesures extrêmes. C’est le cas d’un journaliste du Wall Street Journal qui a décidé de se confronter à cette problématique d’une manière pour le moins originale : il a commencé à incorporer du sumac vénéneux dans ses repas, en le mélangeant même à ses smoothies et ses salades, dans l’espoir de développer une immunité contre cette plante irritante.

Jeff Horwitz : un journaliste aux expériences insolites

Jeff Horwitz, habituellement associé à des sujets technologiques, a partagé son étonnante expérience dans un article publié le samedi. Il a expliqué avoir débuté sa consommation de sumac vénéneux dès janvier, lorsque les bourgeons de la plante commençaient à se développer. Sa motivation était simple : mettre un terme aux éruptions cutanées qu’il subissait régulièrement lors de ses sorties de cueillette de champignons en Californie.

Les résultats étonnants de son expérimentation

Malgré les nombreuses mises en garde qu’il a rencontrées au cours de ses recherches, il semble, étonnamment, que cette démarche lui ait permis de construire une certaine résistance à la plante et à son résine urushiol, également présente dans le poison ivy et le sumac. Après avoir augmenté progressivement la quantité de feuilles de sumac vénéneux dans son alimentation — décrivant leur goût comme « agréablement doux et légèrement acidulé » — il n’a constaté que quelques rougeurs intermittentes sur sa peau, à part des démangeaisons, probablement liées à l’élimination des restes ingérés.

La fin de son aventure culinaire

En conclusion de son expérience, Horwitz a déclaré qu’il était désormais capable de frotter une feuille de sumac vénéneux sur sa peau sans souffrir d’irritations. Il a mentionné que ses journées à consommer cette plante étaient terminées, mais qu’il envisageait de grignoter quelques feuilles de temps à autre lors de ses randonnées autour de la Baie de San Francisco, dans le but de maintenir cette résistance nouvellement acquise.

Un savoir ancien et une tendance moderne

L’idée lui est venue en lisant des récits sur les tribus autochtones de Californie qui utilisaient les racines de la plante pour préparer des infusions et qui consommaient les feuilles pour développer une certaine immunité. Bien qu’il ait également consulté des forums en ligne où des amateurs de plein air affirmaient que grignoter ces plantes les avait aidés à se défendre contre les irritations, la majorité des documents qu’il a étudiés déconseillaient pourtant de les consommer.

Un héritage pharmaceutique oublié

Au début du 20ème siècle, certaines entreprises pharmaceutiques avaient remarqué cet usage traditionnel et avaient commercialisé des comprimés et des injections pour prévenir les éruptions cutanées. Pour des raisons inconnues, la production de ces traitements à base d’urushiol a cessé, faisant perdre à beaucoup la notion qu’il existait un moyen préventif de lutter contre ces éruptions, en dehors d’un simple lavage efficace ou de l’utilisation d’antihistaminiques.

Une nouvelle avancée médicale en perspective

Avant de vous précipiter à acheter des feuilles de sumac vénéneux pour vos smoothies, sachez qu’un pharmacologue nommé Mahmoud ElSohly, en collaboration avec la startup médicale Hapten Sciences, a mis au point un nouveau médicament à base d’urushiol. Celui-ci pourrait, selon les informations rapportées par Horwitz, être proposé au public dès 2026.

FAQ

Qu’est-ce que le sumac vénéneux et où le trouve-t-on ?

Le sumac vénéneux est une plante qui pousse principalement en Amérique du Nord, pouvant causer des éruptions cutanées lorsqu’elle est en contact avec la peau.

Est-ce que la consommation de sumac vénéneux est sans risque ?

Bien que certaines personnes affirment qu’elle aide à développer une résistance, consommer cette plante peut être dangereux et est généralement déconseillé par les experts.

Quelles sont les alternatives pour prévenir les éruptions cutanées dues au poison ?

Des traitements préventifs incluent l’utilisation de crèmes barrières, d’antihistaminiques, ainsi qu’une bonne hygiène après avoir été en contact avec ces plantes.

Y a-t-il des remèdes naturels pour traiter les éruptions cutanées ?

Des remèdes comme les lotions à base d’aloès ou les bains d’avoine peuvent apaiser les démangeaisons et les irritations causées par le contact avec le sumac vénéneux.

Quand les nouveaux médicaments à base d’urushiol seront-ils disponibles ?

Selon les prévisions, le nouveau traitement pourrait être commercialisé d’ici 2026, offrant une alternative prometteuse pour ceux qui souffrent d’éruptions dues au poison.

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