Santé

Les Grands Singes : Premiers Non-Humains Vaccinés Contre le COVID

Les Grands Singes : Premiers Non-Humains Vaccinés Contre le COVID

Les grands singes du zoo de San Diego reçoivent un vaccin contre la COVID-19

La semaine dernière, les grands singes du zoo de San Diego ont marqué l’histoire en devenant les premiers animaux non humains à bénéficier d’un vaccin contre la COVID-19. Neuf grands singes, comprenant quatre orangs-outans et cinq bonobos, ont reçu deux doses d’un vaccin expérimental le 3 mars, comme l’a rapporté National Geographic. Ceci représente une avancée significative, car ils sont les tout premiers non humains à avoir reçu ce type de vaccination.

Spécificités du vaccin

Il est important de noter que ce vaccin dédié aux singes n’est pas disponible pour le grand public, contrairement aux seringues utilisées pour les humains, comme celles de Moderna ou Pfizer. Ce vaccin a été spécifiquement conçu pour les animaux par la société pharmaceutique vétérinaire Zoetis. Ce développement a été initié après qu’un chien ait été testé positif au coronavirus en février 2020, incitant à la recherche sur les vaccins pour les animaux.

Contexte de la vaccination

Cette action fait suite à la contagion de huit gorilles du zoo, qui ont été testés positifs pour la COVID-19 en janvier, mais tous ont heureusement entièrement récupéré d’ici la mi-février. À ce moment-là, Nadine Lamberski, responsable de la conservation et de la santé de la faune au San Diego Zoo Wildlife Alliance, avait déjà pris contact avec Zoetis pour discuter de la vaccination des animaux sous sa responsabilité.

Lamberski a souligné que cette situation est exceptionnelle dans sa carrière. Son accès à un vaccin expérimental si tôt est sans précédent, et il existe un fort désir d’utiliser ce produit pour protéger les animaux.

Risques et préoccupations

Avant la vaccination des gorilles, les études sur le vaccin n’avaient été menées que sur des chats et des chiens. La situation des grands singes au zoo de San Diego est particulièrement préoccupante car le zoo abrite 14 gorilles, huit bonobos et quatre orangs-outans, tous exposés à un risque de propagation de la maladie.

Heureusement, il n’y a eu jusqu’à présent aucun signe d’effets indésirables suite à l’administration du vaccin, selon les rapports de NatGeo. Le zoo prévoit de faire des tests sanguins sur l’un des orang-outans et l’un des bonobos pour vérifier s’ils ont développé des anticorps, indiquant ainsi que le vaccin fonctionne.

Vision pour l’avenir

Malgré ces premières évolutions prometteuses, Lamberski insiste sur le fait qu’il n’est pas encore temps de se reposer sur ses lauriers. Elle prévoit qu’un profond soulagement ne surviendra que lorsque l’ensemble de la communauté aura été vaccinée, y compris dans des régions éloignées où vivent des gorilles.

Cette inquiétude n’est pas sans fondement. Avec moins de 5 000 gorilles restant à l’état sauvage, vivant souvent en petits groupes familiaux, un événement mondial tel qu’une pandémie de coronavirus pourrait réellement menacer l’existence de cette espèce déjà en danger.

FAQ

Quel est le type de vaccin administré aux grands singes ?

Ce vaccin a été spécialement développé pour les animaux par la société Zoetis après des études sur la COVID-19 chez les animaux de compagnie.

Pourquoi les gorilles ont-ils été prioritaires pour la vaccination ?

Les gorilles du zoo de San Diego étaient en contact étroit entre eux, ce qui augmentait leur risque de propagation de la COVID-19, surtout après des cas positifs observés dans le groupe.

Quels autres animaux ont été testés avec ce vaccin ?

Avant son utilisation chez les grands singes, le vaccin a été testé sur des chats et des chiens, mais pas sur d’autres espèces de primates.

Comment le zoo prévoit-il de suivre l’efficacité du vaccin ?

Le zoo prévoit des tests sanguins pour vérifier si les grands singes ont développé des anticorps, signe que le vaccin a été efficace.

Quelles mesures supplémentaires le zoo prend-il pour protéger les animaux ?

Le zoo surveille de près la santé de ses animaux et reste en contact régulier avec des experts vétérinaires pour assurer leur bien-être face à d’éventuelles infections.

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