Santé

Avenir Sombre : Quand Pourrons-Nous Avoir un implant de Suivi de Localisation ?

Avenir Sombre : Quand Pourrons-Nous Avoir un implant de Suivi de Localisation ?

Ce texte fait partie d’une série sur la quatrième saison de Black Mirror, où Futurism examine les technologies essentielles de chaque épisode et analyse à quel point nous en sommes proches. Attention, cet article contient quelques légers spoilers. La saison quatre de Black Mirror est désormais disponible sur Netflix.

Une Surveillance Étroitement Contrôlée

Sarah est une petite fille de quatre ans plutôt joyeuse. Avec ses cheveux blonds et son sourire d’ange, elle a parfois un petit côté difficile au niveau de la nourriture et elle est effrayée par le chien du voisin, qui aboie bruyamment lorsque sa mère l’emmène au parc. Cependant, elle est pleine de curiosité et de confiance.

Un jour, chaque parent redoute ce moment : Sarah s’éloigne du terrain de jeu et sa mère est prise de panique. Après plusieurs heures, les voisins la retrouvent, mais la mère est profondément bouleversée. Elle décide alors d’emmener Sarah chez Arkangel, une entreprise spécialisée dans la création d’implants neuronaux, pour apaiser son esprit. Un technicien place rapidement et sans douleur l’implant dans la tempe de Sarah.

Avec cet appareil, sa mère peut suivre la **localisation** de sa fille, surveiller ses **signes vitaux** et même voir le monde à travers ses yeux. Elle utilise un **hub parental**, semblable à une tablette, pour contrôler tout cela. Elle a la possibilité d’interdire à Sarah de voir ce qui pourrait la stresser, comme un chien qui grogne ou une scène violente d’un film.

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La question posée dans cet épisode de Black Mirror est simple : voudriez-vous toujours être au courant de l’emplacement de votre enfant et de ce qu’il voit ? En raison de l’approche caractéristique de Black Mirror, il ne faut pas s’attendre à ce que tout se passe sans accroc.

Alors, à quel point sommes-nous proches de ce type de **parentalité numérique** ?

D’après L. Syd M. Johnson, neuroéthicien à l’Université Technologique du Michigan, nous ne sommes pas si éloignés de cette possibilité. Elle a expliqué à Futurism que nous possédons déjà la technologie nécessaire. Les **smartphones** actuels suivent notre position et peuvent rendre ces informations visibles à d’autres. Des dispositifs comme Google Glass permettent également de partager ce que nous voyons.

Les **yeux bioniques** et les implants rétiniens actuellement en développement pourraient rendre ces systèmes encore plus sophistiqués. Une fois optimisés, les données issues de ces implants pourraient être transmises à un dispositif, comme le hub parental décrit dans l’épisode de Black Mirror. Des chercheurs travaillent déjà sur des implants cérébraux conçus pour détecter le **stress**, et des évolutions futures pourraient même inclure des fonctionnalités pour bloquer les stimuli perturbateurs.

Les fabricants des implants les plus avancés, comme les **pacemakers** ou les systèmes d’électrodes pour stimulation cérébrale, intègrent déjà leurs dispositifs avec des portails simples d’accès que les patients peuvent utiliser sur une application mobile. Dans certains cas, les patients peuvent même contrôler les fonctions de leurs appareils grâce à ces applications. Il ne s’agirait donc pas d’une complication majeure d’introduire une gestion mobile pour un système similaire à Arkangel.

Une Sérénité Coûteuse

Ainsi, un implant comme celui d’Arkangel pourrait devenir une réalité dans les prochaines décennies. Mais la véritable question reste : les parents devraient-ils vraiment offrir ce type d’implant à leurs enfants ?

Commençons par les arguments en faveur de l’implant. Tout d’abord, il pourrait contribuer à réduire les cas d’enfants disparus. En décembre 2016, 33 706 rapports d’enfants disparus étaient actifs dans la base de données du Centre national d’informations criminelles (NCIC) du FBI. Bien qu’une grande majorité des enfants disparus rentrent souvent sains et saufs, un tel système pourrait réduire le stress des parents.

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De plus, un tel dispositif pourrait favoriser la **santé** des enfants. Dans l’épisode de Black Mirror, une alerte sur le hub parental informe la mère que sa fille difficile ne reçoit pas suffisamment de fer. D’un autre côté, il pourrait également avertir les parents si leur enfant tombe malade ou nécessite des soins urgents, ainsi que signaler toute forme de **négligence**.

Cependant, les problèmes suscités par un implant de type Arkangel pourraient largement surpasser ses bénéfices. La nature même du système favorise un **contrôle excessif**, selon Johnson. Les parents pourraient surveiller leurs enfants en tout temps, et non seulement lorsqu’ils sont en danger. Une telle surveillance constante risque de freiner leur développement, les empêchant de devenir des adultes autonomes capables de naviguer dans le monde sans l’intervention de leurs parents. “Bien que les parents soient censés protéger et guider leurs enfants, chacun finit par vouloir que ces derniers retrouvent un peu d’espace”, souligne Johnson.

Il ne faut pas oublier que les gouvernements pourraient exploiter ces dispositifs pour contrôler la population. Une telle perspective soulève de sérieux problèmes, surtout en présence de régimes autoritaires qui imposent déjà un contrôle strict sur leurs citoyens.

Les pirates informatiques pourraient également s’attaquer à ces systèmes, prenant le contrôle des émotions ou des actions des utilisateurs. Actuellement, la sécurité numérique de ces **dispositifs médicaux implantables** laisse à désirer. A titre d’exemple, la **FDA** a récemment rappelé plus de 500 000 pacemakers vulnérables aux attaques. D’autres appareils tels que les **pompes à insuline** présentent également des failles. Manipuler une personne par le biais de son implant cérébral pourrait être difficile au début, mais ces techniques deviendraient plus sophistiquées avec le temps, entraînant un profond inconfort pour l’individu concerné.

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Les Américains s’inquiètent déjà de leur **cybersécurité** et c’est légitime. Les navigateurs suivent nos habitudes de navigation et les smartphones traquent nos déplacements. Le piratage est plus facile que jamais. Alors que nous nous connectons de plus en plus à l’**Internet des objets**, il est probable que notre **vie privée** continue de se réduire. Pour l’instant, beaucoup semblent prêts à faire le compromis entre vie privée et commodité.

“Y a-t-il un seuil au-delà duquel nous cesserons d’accepter la diminution de notre vie privée ? Peut-être, et ce seuil pourrait se situer autour de notre crâne”, avance Johnson.

Si et quand les parents auront la possibilité d’implanter ce genre de dispositif à leurs enfants, ils devront peser soigneusement les avantages et les inconvénients. La sérénité d’être toujours informé de l’emplacement de son enfant pourrait avoir des implications bien plus graves que le simple coût d’un abonnement mensuel.

FAQ

Quelle est la technologie derrière l’implant Arkangel ?

L’implant Arkangel utilise une combinaison de dispositifs de suivi GPS et de capteurs vitaux pour surveiller constamment l’état de santé et la localisation de l’enfant.

Quelles sont les implications éthiques de cette technologie ?

Les implications éthiques incluent des questions de vie privée, de contrôle parental excessif et de la possibilité d’abus de la part des gouvernements ou des individus mal intentionnés.

Comment la société réagit-elle à la parentalité numérique ?

Il y a des opinions divergentes. Certains voient cela comme un moyen de protection, tandis que d’autres considèrent cela comme une menace pour la liberté individuelle et le développement personnel des enfants.

Cette technologie pourrait-elle devenir courante ?

Avec les avancées technologiques, une adoption de masse d’implants similaires à Arkangel pourrait être envisageable dans les prochaines décennies, mais cela dépendra également des réglementations et des débats éthiques.

Existe-t-il des lois concernant les implants chez les enfants ?

Actuellement, il n’existe pas de lois spécifiques sur l’utilisation d’implants chez les enfants, mais le domaine est en pleine évolution et des discussions sont en cours sur la réglementation de ces technologies.