Des médecins qui traitent des cas graves de COVID-19 lancent un appel peu habituel. Ils demandent aux États ayant la peine de mort d’accéder aux médicaments utilisés pour les injections létales.
Plus précisément, comme l’indique The Associated Press, ces médecins sollicitent trois substances : le **midazolam**, un sédatif, le **vécuronium bromure**, un paralytique, et le **fentanyl**, un opiacé. Bien que ces médicaments soient réservés aux exécutions, ils pourraient également être utilisés pour aider les patients atteints de coronavirus.
Dans une lettre envoyée aux États qui pratiquent les injections létales, les médecins, pharmaciens et experts en santé publique affirment : “Votre réserve pourrait sauver des centaines de vies. Bien que cela représente une petite partie des décès anticipés, il est essentiel sur le plan éthique que la médecine valorise chaque existence.”
Les médecins expliquent que ces médicaments seraient essentiels pour maintenir les patients sous ventilation dans un état d’immobilité et de confort. Malheureusement, la **pandémie de COVID-19** a mis le système de santé américain à rude épreuve, rendant ces médicaments difficiles à obtenir, selon l’**AP**.
En outre, un cloisonnement important entoure les détails des exécutions, ce qui complique la situation. D’après l’**AP**, les États hésitent même à confirmer s’ils possèdent ces médicaments recherchés, car les entreprises pharmaceutiques ne souhaitent pas que leurs produits soient utilisés pour des exécutions.
Au cours de la dernière décennie, 13 États américains ont adopté des lois rendant plus difficile l’accès aux informations concernant le processus des exécutions, rapportent les sources.
Le Dr. Joel Zivot, signataire de cette lettre, a déclaré à l’**AP News** : “Je ne cherche pas à juger la légitimité de la peine de mort. En tant que clinicien au chevet des patients, je demande simplement de l’aide.”
FAQ
Pourquoi les médecins demandent-ils ces médicaments spécifiques ?
Ces médicaments, comme le midazolam et le fentanyl, sont généralement utilisés pour leur capacité à sédater et à relaxer les muscles. Ils peuvent aider à rendre les patients gravement malades plus confortables durant les traitements.
Quels sont les enjeux éthiques soulevés par cette demande ?
Les médecins mettent en avant l’importance de sauver des vies, chaque existence étant précieuse. Ils soulignent également le dilemme de devoir demander des médicaments associés à l’exécution plutôt qu’à des soins de santé.
Quel est l’impact du secret entourant les exécutions ?
Le manque de transparence sur la disponibilité de ces médicaments empêche un dialogue ouvert sur leur usage potentiel pour traiter des malades, rendant l’accès encore plus difficile.
Qu’est-ce qui a conduit à la pénurie de ces médicaments dans les hôpitaux ?
La pandémie de COVID-19 a créé une pression énorme sur les ressources médicales, entraînant des pénuries de médicaments qui étaient déjà en stock limité.
Comment les États réagissent-ils à cet appel des médecins ?
Les États sont souvent réticents à répondre à de telles demandes, prenant en compte les politiques de gestion des substances utilisées pour les exécutions.
