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ToggleDes recherches surprenantes
Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont récemment réalisé une étude qui pourrait bouleverser notre compréhension des comportements violents. Ils affirment que des chocs cérébraux peu invasifs pourraient réduire la propension à commettre des actes violents. De plus, ces chocs pourraient renforcer la perception que la violence est moralement inacceptable.
Méthodologie de l’étude
L’étude a impliqué 81 adultes, divisés en deux groupes. Un groupe a reçu des chocs ciblant le cortex préfrontal, une zone importante du cerveau liée à la prise de décision et à la planification, pendant 20 minutes. L’autre groupe n’a pas subi de chocs. Ensuite, tous les participants ont été confrontés à deux scénarios concernant l’agression physique et sexuelle, et on leur a demandé d’évaluer leur propension à commettre de tels actes sur une échelle de 1 à 10.
Résultats significatifs
Les résultats ont révélé que les individus ayant reçu des chocs étaient 47% moins susceptibles d’envisager des agressions physiques, et 70% moins susceptibles de considérer des agressions sexuelles.
Des implications à évaluer
Bien qu’il soit tentant de déduire de cette étude qu’il suffirait de soumettre tous les délinquants violents à des chocs cérébraux, il est essentiel de garder à l’esprit que l’étude ne fournit pas d’informations sur le nombre optimal de chocs ni sur la durée et la puissance de la stimulation. Par conséquent, un certain recul est nécessaire avant de s’enthousiasmer.
Olivia Choy, professeur adjoint de psychologie à NTU à Singapour et auteur principal de l’étude, insiste sur le fait qu’il reste encore beaucoup de travail avant de pouvoir conclure que cette approche peut réellement diminuer la violence.
Roy Hamilton, neurologue à la Perelman School of Medicine et co-auteur de l’étude, a affirmé dans une interview que “la capacité de modifier des aspects aussi complexes de la cognition et du comportement depuis l’extérieur du corps soulève d’importantes questions sociales, éthiques et, peut-être un jour, légales.”
Un aperçu d’espoir
Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires, l’idée que l’on puisse modifier des comportements par une stimulation électrique pourrait ne pas être si lointaine. En effet, des chocs électriques utilisant une technique appelée transcranial direct-current stimulation (tDCS) ont déjà montré leur efficacité pour traiter des problèmes comme Alzheimer ou la dépendance aux opioïdes, et même pour améliorer la mémoire. Peut-être qu’un jour, les comportements violents pourraient être atténués grâce à cette méthode douce. Comme l’a évoqué Hamilton, avec une pointe d’humour, “Peut-être que le secret pour éprouver moins de violence est de stimuler correctement notre esprit.”
FAQ
Quels types de chocs cérébraux ont été utilisés dans l’étude ?
L’étude a employé des chocs peu invasifs ciblant spécifiquement le cortex préfrontal.
Existe-t-il des effets secondaires associés à cette technique ?
Les effets secondaires possibles nécessitent des études complémentaires, mais les chercheurs cautions actuels n’ont pas signalé d’effets indésirables majeurs dans leurs recherches.
La méthode peut-elle être utilisée sur des jeunes délinquants ?
Les implications éthiques et morales d’une telle utilisation chez les jeunes nécessitent une évaluation approfondie par des spécialistes avant toute application.
Des études similaires ont-elles été menées ailleurs ?
Des recherches sur la stimulation cérébrale existent dans divers contextes, mais peu se concentrent exclusivement sur la réduction de la violence, ce qui rend cette étude particulièrement unique.
Comment puis-je rester informé des avancées dans ce domaine ?
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