Santé

Des Chirurgiens Esthétiques Utilisent des Greffes Tissulaires Dérivées de Dons Post-Mortem.

Des Chirurgiens Esthétiques Utilisent des Greffes Tissulaires Dérivées de Dons Post-Mortem.

Cette pratique innovante attire de plus en plus l’attention

La montée de l’allogreffe pour la chirurgie esthétique

Des chirurgiens esthétiques explorent des moyens novateurs pour transformer le corps de leurs patients, y compris l’utilisation de matière grasse provenant de défunts. Cette approche controversée, rapportée par Business Insider, permet de réaliser des procédures telles que l’augmentation mammaire ou le remodelage des fesses. Ce phénomène pourrait même surprendre des auteurs comme Mary Shelley, tant il est hors du commun.

alloClae : un produit controversé mais efficace

Le produit au cœur de cette révolution est nommé alloClae, développé par la société Tiger Aesthetics. Malgré son origine peu rassurante, il gagne en popularité parmi les professionnels de la chirurgie plastique. Son coût, allant de 10 000 à 100 000 dollars par procédure, est compensé par un temps de récupération nettement réduit et l’absence d’anesthésie générale, ce qui attire de nombreux patients.

Sachin Shridharani, un chirurgien basé à New York, souligne que les patients sont prêts à investir pour bénéficier de cette commodité.

Une réponse à une demande croissante

Traditionnellement, les praticiens utilisaient des implants ou prélevaient de la graisse sur différentes parties du corps. Avec alloClae, une nouvelle option flexible se présente à eux. De plus, l’utilisation accrue de médicaments pour la perte de poids, comme l’Ozempic, a eu pour conséquence une perte de volume dans le corps et le visage, incitant les patients à rechercher des solutions pour rétablir leur apparence.

Shridharani raconte que certains de ses patients se sentent mal à l’aise : « Ils me disent, ‘Je n’ai plus de forme’, ‘Mes pantalons tombent’. »

Le parcours de la graisse jusqu’à la seringue

La graisse utilisée provient généralement de personnes ayant donné leur corps à la science. Des banques de tissus récoltent alors les cellules graisseuses dans le ventre des défunts. Tiger Aesthetics achète ces cellules pour les transformer en alloClae. Caroline Van Hove, présidente de la société, annonce qu’en 2026, ils prévoient de produire davantage de ce produit pour répondre à la demande.

Bien que cela puisse sembler étrange, il existe déjà des produits similaires, comme Renuva, qui reposent sur le même concept mais sont destinés à des injections faciales.

La controverse des origins

La question que beaucoup se posent est si cela est acceptable : est-il étrange de se faire sculpter avec de la graisse provenant d’un défunt ? D’un côté, cela reste une méthode novatrice qui offre des résultats prometteurs. De l’autre, il demeure une certaine appréhension face à ces choix peu conventionnels, surtout en matière d’esthétique corporelle.

FAQ

Qu’est-ce qui motive les patients à choisir alloClae ?

Les patients privilégient cette option pour son efficacité rapide et la possibilité d’éviter une anesthésie générale, ce qui réduit les risques associés à la chirurgie.

Y a-t-il des risques liés à l’utilisation de graisse provenant de défunts ?

Comme pour toute intervention chirurgicale, il existe des risques potentiels, mais les procédures sont rigoureusement contrôlées pour garantir la sécurité des patients.

Comment les tissus graisseux sont-ils prélevés et traités ?

Les tissus sont obtenus par le biais de donneurs qui ont expressément accordé leur consentement pour la recherche. Une fois prélevés, ils sont traités dans des installations spécialisées par des professionnels qualifiés.

La demande pour le produit continua-t-elle d’augmenter ?

Oui, avec l’accroissement des cas de perte de volume corporel due aux médicaments de perte de poids, la demande pour des solutions comme alloClae est en forte croissance.

Quelles alternatives existent à alloClae pour la chirurgie plastique ?

Les méthodes traditionnelles, telles que l’utilisation d’implants ou de lipofilling (réinjection de graisse du patient), restent des options viables pour ceux qui ne souhaitent pas utiliser de graisse d’origine humaine.

Quitter la version mobile