Santé

La Chine pourrait avoir identifié le patient zéro de l’épidémie de coronavirus.

La Chine pourrait avoir identifié le patient zéro de l'épidémie de coronavirus.

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Un virus qui s’installe

L’épidémie de COVID-19 n’a pas véritablement captivé l’attention internationale avant la fin de janvier, lorsque les autorités chinoises ont mis Wuhan, la ville d’origine, en quarantaine. Toutefois, des éléments récents suggèrent que le virus SARS-CoV-2 aurait commencé à se propager dès la fin 2019.

Découverte du premier cas

Le média le plus pertinent, le South China Morning Post, rapporte que les autorités chinoises auraient pu identifier le premier patient, celui qui a contracté le virus pour la première fois, à un cas datant de mi-novembre. Cette information suscite de vives discussions dans le milieu scientifique. Florian Krammer, chercheur au Mount Sinai, a partagé son intérêt :

“C’est très intéressant de voir que les premiers cas remontent à novembre. Il n’est pas encore clair d’où ils proviennent exactement dans Hubei, mais peut-être que le marché de la mer n’a pas joué de rôle dans l’épidémie, comme certains articles l’avaient déjà suggéré. Attendons d’avoir plus de preuves.”

Cette déclaration témoigne d’une tension croissante parmi les scientifiques à propos de l’origine du virus.

Un homme de Hubei

Concernant le patient zéro, les informations indiquent qu’il s’agit d’un homme de 55 ans originaire de la Province de Hubei. Ce détail pourrait aider à déterminer la source d’origine du virus. La théorie dominante chez les chercheurs est que le virus a été transmis de l’animal à l’homme, possiblement d’une chauve-souris.

Doutes et controverses

Il convient de noter que le journal précise qu’il pourrait y avoir des cas humains de COVID-19 antérieurs à celui de cet homme de Hubei. Les critiques soulignent que les rapports de cas antérieurs témoignent d’un souci de la part du gouvernement chinois de contrôler la narration de l’épidémie plutôt que de prévenir sa propagation. Voici ce qu’un ancien journaliste du New York Times à Hong Kong a déclaré :

“L’argument selon lequel la Chine aurait « acheté du temps au monde » est de la propagande. Pourquoi tant de personnes y croient-elles ? Des dissimulations internes cruelles et une manipulation à long terme de l’OMS pour écarter Taiwan de l’équation. Qui fait encore confiance à l’OMS après qu’elle a échoué à déclarer une pandémie à temps ?”

D’autres chercheurs, comme un physicien nucléaire travaillant au Large Hadron Collider, prennent également conscience de la proximité du risque.

Un virus déjà présent

Ce dernier a partagé son appréhension sur Twitter :

“Le premier cas de COVID-19 pourrait avoir débuté dès le 17 novembre. Une grande partie de mon groupe de recherche était à Wuhan juste une semaine avant cela. Il ne faut pas minimiser les conséquences possibles…”

En rétrospective, il est indéniable que cette épidémie était en gestation bien avant qu’elle ne fasse la une des journaux à l’échelle mondiale.

FAQ

Qu’est-ce que le SARS-CoV-2 ?

Le SARS-CoV-2 est le virus responsable de la maladie COVID-19, qui a conduit à la pandémie mondiale.

Pourquoi le marché de Hubei a-t-il été pointé du doigt ?

Le marché de Hubei a été initialement suspecté comme le lieu de transmission du virus entre animaux et humains en raison de sa diversité animale.

Quelles sont les symptômes du COVID-19 ?

Les symptômes varient, mais comprennent généralement la fièvre, la toux, et dans les cas graves, des difficultés respiratoires.

Que peuvent faire les gouvernements pour éviter de futures épidémies ?

Les gouvernements peuvent renforcer la surveillance sanitaire, améliorer la communication à propos de la santé publique, et développer des systèmes de réponse rapide.

Quel impact cette épidémie a-t-elle eu sur les recherches scientifiques ?

La crise a accéléré les recherches sur les virus et leur transmission, mettant en lumière la nécessité d’une meilleure préparation mondiale face aux pandémies.

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