Santé

Des scientifiques s’apprêtent à inoculer le COVID-19 à des sujets de recherche volontairement.

Des scientifiques s'apprêtent à inoculer le COVID-19 à des sujets de recherche volontairement.

Image : Pixabay / Futurism

Une étude inédite sur le coronavirus

Des chercheurs de l’Hôpital Royal Free, affilié à l’Imperial College de Londres, s’apprêtent à procéder à une expérience audacieuse : infecter intentionnellement 90 volontaires avec le coronavirus. Leur objectif est de mieux comprendre son mode de transmission et d’infection dans un cadre strictement contrôlé.

Objectifs de l’étude

Cette recherche, qu’on appelle une « étude de défi humain », a reçu l’aval du Comité d’Éthique du Royaume-Uni. Conformément à un rapport de CNBC, l’étude vise à établir la quantité minimale du virus nécessaire pour infecter une personne. Ce constat est crucial, car il aidera à évaluer le risque associé à différentes voies d’exposition et à optimiser les efforts pour freiner la pandémie.

Phases suivantes et vaccination

Les mêmes volontaires pourraient ensuite bénéficier d’une deuxième phase de l’étude. Ils recevront des vaccins avant d’être à nouveau exposés au virus. L’étude cherchera à identifier quels vaccins se montrent les plus efficaces face à cette maladie.

Éthique et sécurité des participants

Bien que ce type de recherche suscite des controverses, l’Organisation mondiale de la santé considère ces études éthiques, à condition que les chercheurs respectent des protocoles rigoureux. Les participants seront jeunes, en bonne santé, bien informés sur les risques et seront étroitement surveillés. De plus, ils bénéficieront d’un accès à des soins de santé de qualité pendant l’étude.

Un contexte délicat

Ce projet représente la première étude de défi humain COVID-19 au monde, ce qui soulève à la fois des enjeux éthiques et une urgence sanitaire. Le gouvernement britannique a affirmé que cette recherche se déroulera dans un cadre sécurisé, afin de protéger les volontaires. Selon un communiqué de presse, le virus utilisé sera celui qui circule au Royaume-Uni depuis mars 2020 et a prouvé être à faible risque pour les jeunes adultes en bonne santé.

Risques persistants

Bien que les jeunes participants soient moins susceptibles de subir des conséquences graves de l’infection, des complications imprévues, comme les symptômes persistants associés à la maladie, demeurent préoccupantes. Ce nouveau projet soulève donc des questions tant sur le plan scientifique qu’éthique.


FAQ

Quelle est la durée prévue de l’étude?

La durée exacte de l’étude n’est pas encore précisée, mais les chercheurs envisagent plusieurs semaines pour collecter des données pertinentes sur l’infection et la réponse vaccinale.

Comment les volontaires sont-ils sélectionnés?

Les volontaires sont choisis en fonction de critères stricts, notamment leur état de santé, leur âge et leur compréhension des risques associés à l’étude.

Quelles mesures sont prises pour garantir la sécurité des participants?

Les participants seront soumis à un suivi médical rigoureux et auront accès à des soins de santé immédiats pour toute complication survenant durant l’étude.

Quel est le partenariat entre les organismes de santé et les chercheurs?

Cette recherche implique des collaborations entre des universités, des organismes de santé gouvernementaux et des entreprises pharmaceutiques pour garantir la rigueur scientifique et éthique de l’étude.

Les résultats de l’étude seront-ils publiés?

Oui, les chercheurs prévoient de publier leurs résultats dans des revues scientifiques pour partager leurs connaissances et informer les futurs travaux sur le coronavirus.

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