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Elon Musk écarte la fusion et mise sur l’éolien et le solaire pour l’avenir de l’énergie

Elon Musk écarte la fusion et mise sur l’éolien et le solaire pour l’avenir de l’énergie

Une réserve marquée sur la fusion nucléaire

Elon Musk, patron de Tesla et SpaceX, exprime depuis longtemps des doutes sur la fusion comme solution énergétique d’avenir. L’idée d’assembler des atomes à très haute température pour produire une électricité propre fait rêver, mais pour lui, l’équation pratique ne tient pas encore. Selon Musk, dès qu’on additionne la logistique, l’approvisionnement en carburant, le transport et l’entretien des réacteurs, la facture grimpe vite.

Image: DAVID MCNEW/AFP via Getty Images

Pourquoi il mise d’abord sur le Soleil et le vent

Pour Musk, la voie la plus directe vers un système énergétique durable est déjà là: combiner solaire et éolien, puis lisser leur intermittence avec des batteries et des réseaux haute tension bien interconnectés. Il résume souvent l’idée ainsi: le Soleil est un gigantesque “réacteur thermonucléaire” naturel, sans ravitaillement, ni maintenance humaine. Autrement dit, inutile d’attendre une percée hypothétique si des technologies éprouvées peuvent être déployées à grande échelle dès maintenant.

Le plan en trois axes, selon lui

  • Déployer massivement des panneaux solaires et des parcs éoliens.
  • Installer des stockages (batteries, et par extension d’autres formes) pour les périodes sans soleil ni vent.
  • Relier les régions via des lignes haute tension afin d’équilibrer l’offre et la demande.

Ce qui coince avec la fusion aujourd’hui

Les critiques de Musk rejoignent un constat largement partagé: malgré des décennies d’efforts, aucun réacteur de fusion n’a encore démontré une production nette d’énergie stable et économiquement viable. Les prototypes consomment encore plus d’énergie qu’ils n’en génèrent et demandent des installations complexes et coûteuses. En clair, la promesse reste séduisante, mais l’industrialisation n’est pas au coin de la rue.

Il ne ferme pas la porte, mais il hiérarchise

Musk ne balaie pas la fusion d’un revers de main. Il la juge “intéressante” et estime qu’il faut continuer à l’explorer. Simplement, même dans un scénario favorable, il anticipe un coût supérieur au solaire et à l’éolien. Sa priorité: avancer sans attendre grâce aux solutions déjà disponibles, tout en laissant la R&D continuer sur la fusion.

D’autres milliardaires pensent autrement

Tout le monde ne partage pas cette prudence. Des investisseurs de premier plan — Jeff Bezos, Bill Gates, Richard Branson — soutiennent des startups de fusion qui promettent des réacteurs plus simples et moins onéreux. Eux parient qu’un basculement technologique pourrait rendre cette énergie compétitive à moyen terme. Pour l’instant, le verdict reste ouvert: les annonces de progrès se succèdent, mais la démonstration d’une viabilité économique à grande échelle se fait attendre.

Le choix stratégique selon Musk

Si c’était à lui de décider, la majorité des efforts irait à l’expansion rapide des renouvelables, du stockage et des réseaux. L’objectif: réduire les émissions dès maintenant, sans miser sur une percée qui pourrait encore prendre du temps. La fusion? Oui, mais sans en faire la condition d’un futur énergétique propre.


FAQ

La fusion et la fission, c’est la même chose ?

Non. La fission sépare de gros noyaux (technologie des centrales actuelles), tandis que la fusion assemble de petits noyaux, comme au cœur des étoiles. La fission est mature industriellement; la fusion reste expérimentalement prometteuse, mais non commercialisée.

Pourquoi les lignes haute tension sont-elles si importantes ?

Elles permettent d’acheminer l’électricité sur de longues distances avec peu de pertes. En interconnectant des régions, on lisse l’intermittence du solaire et de l’éolien, ce qui réduit le besoin de stockage local extrême.

Les batteries sont-elles la seule forme de stockage ?

Non. Outre les batteries lithium-ion, il existe le pompage-turbinage hydraulique, l’air comprimé, les volants d’inertie, ou encore des batteries stationnaires à flux. Le choix dépend du coût, de la durée de stockage souhaitée et du site.

La fusion pourrait-elle un jour devenir bon marché ?

C’est possible si plusieurs verrous sont levés: rendement net élevé, matériaux résistants, maintenance simple, chaîne d’approvisionnement optimisée. Pour l’instant, rien ne prouve qu’elle battra le solaire/éolien en coût.

Pourquoi accélérer les renouvelables même si la fusion progresse ?

Parce que chaque année compte pour le climat. Le solaire, l’éolien et le stockage peuvent être déployés dès maintenant, réduire les émissions rapidement et laisser le temps à la fusion de mûrir sans retarder l’action.

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