Une législation qui favorise l’innovation
Récemment, un comité du Sénat américain a approuvé à l’unanimité une loi destinée à garantir l’avenir des voitures autonomes aux États-Unis. Cette législation pourrait permettre aux constructeurs automobiles de tester leurs systèmes de conduite autonome presque sans aucune entrave de la part des gouvernements des États. Connue sous le nom de loi AV START (American Vision for Safer Transportation through Advancement of Revolutionary Technologies), ce projet a progressé grâce au vote d’aujourd’hui.
Détails de la législation
À l’origine, la loi, rédigée par John Thune, le président du comité du Sénat sur le commerce, la science et les transports, et par le sénateur Gary Peters, stipulait que les fabricants pouvaient tester jusqu’à 100 000 véhicules par an sans se conformer aux normes de sécurité actuelles. Ce chiffre a été inspiré par une proposition similaire adoptée par la Chambre des représentants. Cependant, lors de la dernière réunion, le comité a approuvé une réduction du nombre à 80 000 véhicules par an, une modification proposée par le sénateur Richard Blumenthal.
Malgré cette réduction, ce chiffre reste significatif car il offre aux fabricants d’engins autonomes une opportunité précieuse pour mener des tests et collecter des données essentielles au développement de cette technologie. Selon Peters, “l’aspect le plus crucial de cette législation est qu’elle ouvre la voie à l’innovation.” Il a souligné que la technologie évolue rapidement et que son adoption pourrait survenir plus tôt que prévu.
Un avenir sans conducteur
L’enthousiasme autour de ce projet de loi indique que les législateurs américains sont prêts à soutenir des technologies révolutionnaires et potentiellement salvatrices. Environ 90 % des accidents de voiture aux États-Unis, causant près de 40 000 décès par an, sont attribuables à des erreurs humaines. Des experts avancent même que les voitures autonomes pourraient réduire les embouteillages d’ici 2030.
Cependant, certains sénateurs appellent à faire des concessions. Par exemple, le texte approuvé a diminué le nombre de voitures exemptées de 50 000 à 15 000 dans la première année, et a fixé une augmentation à 80 000 après la troisième année, sans limites imposées par la quatrième année.
Ce projet de loi stipule que les exemptions ne sont possibles que si les fabricants peuvent justifier que leurs véhicules autonomes sont aussi sûrs que ceux déjà en circulation. Néanmoins, certains législateurs, comme Thune, estiment que le texte manque de considérations pour les conducteurs de poids lourds, un secteur tout aussi vulnérable aux avantages des technologies autonomes.
Test des véhicules autonomes
Actuellement, plusieurs États américains permettent déjà aux constructeurs d’essayer des véhicules autonomes sur leurs routes. Par exemple, Uber a commencé à tester des voitures sans chauffeur en Californie, malgré quelques réticences initiales. En juin dernier, le gouverneur de l’État de Washington a autorisé les voitures autonomes à circuler sans conducteur, marquant une étape importante. De plus, Detroit a accueilli avec enthousiasme ces véhicules depuis juillet dernier.
La loi devrait bientôt être soumise à un vote final au Sénat américain.
FAQ
Q: Qu’est-ce que la loi AV START ?
La loi AV START est un projet législatif qui vise à faciliter les tests de véhicules autonomes aux États-Unis en exemptant certains d’entre eux des normes de sécurité existantes.
Q: Pourquoi est-il important de soutenir les voitures autonomes ?
Les voitures autonomes pourraient réduire drastiquement les accidents de la route causés par des erreurs humaines, ce qui sauverait des vies et pourrait permettre d’éliminer les embouteillages.
Q: Quels sont les critères d’exemption pour les constructeurs ?
Les constructeurs ne peuvent bénéficier d’exemptions que s’ils prouvent que leurs véhicules autonomes répondent aux normes de sécurité des véhicules déjà en circulation.
Q: Quels États testent déjà des véhicules autonomes ?
Plusieurs États, dont la Californie et Washington, ont décidé d’autoriser des tests de véhicules autonomes sur leurs routes, rendant la recherche et le développement de cette technologie plus accessibles.
Q: Quel impact pourrait avoir cette législation sur l’industrie ?
Si adoptée, cette législation pourrait accélérer le développement et l’adoption des technologies de conduite autonome, transformant ainsi l’industrie automobile et les infrastructures de transport aux États-Unis.
