Commençons par quelque chose d’éblouissant. Nous venons d’apprendre qu’un innovateur aérien a réussi à faire voler son invention, le **Flyboard Air**, sur une distance impressionnante de **2 252 mètres**. Il a pulvérisé l’ancien record de **275 mètres**, atteignant une hauteur de **30 mètres** au-dessus de l’eau, avec une vitesse maximale d’environ **70 km/h**. C’est vraiment une performance remarquable !
Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit que cela ne signifie pas qu’un avenir de voitures volantes est à notre portée.
Le principal problème qui me freine est que ce hoverboard utilise du **carburant jet** – du **kérosène A1** transporté dans un réservoir dorsal. Tant que les voitures volantes dépendent des combustibles fossiles conventionnels, elles ne seront jamais réellement accessibles. Voler nécessite une quantité considérable d’énergie, et les combustibles fossiles sont coûteux et nuisibles pour l’environnement, rendant cette pratique peu viable. Les seules voitures volantes qui ont un avenir en dehors de l’expérimental sont celles qui fonctionnent à l’électricité, à condition que la production électrique devienne abondante grâce à l’essor de l’énergie solaire.
Il semblerait donc que nous soyons face à une autre invention éblouissante. Néanmoins, il est impossible d’ignorer la tendance croissante des drones aériens capables de transporter des passagers. Peut-on envisager un service de **taxis volants** basé sur ces innovations ? Cela ne se réalisera que si deux conditions se concrétisent : ils doivent être **électriques** et **autonomes**, évitant ainsi la nécessité d’un pilote humain, souvent coûteux et sujet aux erreurs.
Les taxis aériens de demain
Ces deux derniers mois ont été prometteurs pour **e-volo**, le créateur du premier **multicoptère** certifié au monde (un hélicoptère à rotors multiples).
Le multicoptère a reçu son autorisation de vol des autorités allemandes en **février 2016**. Son premier vol habité a eu lieu à la fin de mars, sans la moindre complication. Le pilote a facilement contrôlé l’appareil via un **joystick**, et le multicoptère était suffisamment stable et autonome pour maintenir sa position même sans intervention du pilote.
Ce véhicule peut atteindre des vitesses allant jusqu’à **100 km/h**, propulsé par **18 rotors** alimentés par **neuf batteries indépendantes**, avec un poids maximal au décollage de **450 kg**. Grâce à cette redondance, même en cas de défaillance d’un rotor ou d’une batterie, le multicoptère peut rester en l’air. Étant donné qu’il fonctionne avec des moteurs électriques, c’est un fort concurrent dans la course pour devenir le premier **taxi aérien** au monde.
C’est précisément l’objectif de **e-volo**, la société qui développe ce multicoptère.
D’après **ASM International**, e-volo a l’ambition de créer un nouveau marché pour les services de taxis aériens. À court terme, ils prévoient d’utiliser ces véhicules sur des itinéraires prédéfinis, évitant ainsi les collisions. À moyen terme, des pensées circulent déjà sur des capacités d’autonomie accrues, permettant aux véhicules de se diriger vers la destination choisie par le passager, assurant ainsi un transport sécurisé grâce à l’intelligence artificielle.
La récolte d’énergie
Des signes encourageants laissent penser que des services de taxis aériens pourraient voir le jour d’ici **2035**, bien que des défis demeurent. Nous devons encore améliorer la fiabilité des aéronefs personnels et leurs fonctions autonomes. De plus, les véhicules aériens électriques devront nécessiter une quantité d’énergie considérable pour une utilisation à grande échelle, qui devra provenir d’une source abondante : **le soleil**. Cela implique de suivre de près les évolutions relatives à l’énergie solaire, qui progresse rapidement.
Ainsi, si tout se met en place comme il se doit, je maintiens ma prédiction originale : les **taxis volants** seront une réalité d’ici **2035** !
FAQ
1. Quelles sont les limitations actuelles des véhicules aériens ?
Les principaux problèmes incluent les questions de sécurité, l’autonomie des appareils et leur coût de production élevé.
2. Comment les taxis aériens pourraient-ils réduire la congestion routière ?
En offrant une alternative de transport aérien, ils pourraient désengorger les routes urbaines et raccourcir les temps de trajet.
3. Quels défis environnementaux posent les taxis volants ?
L’impact sur le bruit, la consommation d’énergie et les émissions sont autant de facteurs à considérer lors de l’introduction de ces véhicules.
4. Comment les taxis aériens seront-ils réglementés ?
Ils nécessiteront des nouvelles régulations pour assurer la sécurité et la gestion de l’espace aérien, impliquant probablement les autorités civiles de l’aviation.
5. Quelles sont les avancées technologiques nécessaires pour la mise en œuvre des taxis volants ?
Il y a besoin de développements dans les systèmes de navigation autonome, en intelligence artificielle et dans le stockage d’énergie.
