La Russie a récemment mis au point une nouvelle version de son drone de combat Geran, qui est désormais équipé d’un moteur à réaction. Ce modèle a été déployé pour la première fois plus tôt cette année et pourrait bientôt être lancé depuis des avions pour accroître son rayon d’action opérationnel.
Une montée en puissance significative
Ce développement s’inscrit dans les efforts continus de la Russie visant à renforcer ses capacités de frappe. Ces drones jouent un rôle clé dans les attaques perpétrées contre l’Ukraine, surtout avec l’intensification des combats pendant les mois d’hiver. Les nouvelles améliorations témoignent également d’une adaptation aux défenses aériennes ukrainiennes, où on observe une nette progression dans les moyens mis en place pour contrer ce type de menaces.
Adaptation tactique
En janvier, il a été signalé qu’un drone d’attaque de type Shahed russe transportait un MANPADS, marquant ainsi une première pour un tel armement embarqué sur un drone de ce type. Ce choix d’équipement indique les tentatives de la Russie pour améliorer la protection de ses drones face à des systèmes de défense qui deviennent de plus en plus sophistiqués.
Amélioration propulsée par turbine
Les forces russes ont commencé à utiliser un nouveau drone sans pilote, désigné sous le nom de Geran‑5, lors de frappes aériennes combinées contre l’Ukraine au début de 2026. Ce modèle représente un pas en avant considérable par rapport aux versions précédentes, grâce à un moteur JT80 turbojet provenant de l’entreprise chinoise Telefly. Cette propulsion à réaction offre une plus grande poussée par rapport à l’ancien moteur installé sur le Geran‑3, permettant au Geran‑5 d’atteindre des vitesses supérieures et d’améliorer ses chances d’esquiver des interceptions.
Caractéristiques techniques
Le Geran‑5 mesure environ 6 mètres de long et possède une envergure allant jusqu’à 5,5 mètres. Pesant autour de 90 kg, il conserve de nombreux systèmes en commun avec les modèles antérieurs, mais possède également un design aérodynamique significativement repensé. Contrairement aux modèles plus anciens, le Geran‑5 présente un fuselage tubulaire conventionnel, une aile droite centrée, et une queue horizontale avec des fins.
Des analystes ukrainiens soulignent que la combinaison d’une propulsion à réaction avec une structure conventionnelle améliore la vitesse, la portée et la survie du Geran‑5 contre les défenses aériennes ukrainiennes. Son rayon d’action opérationnel est évalué à environ 1 000 kilomètres (620 miles), une capacité qui le rend redoutable.
Drones aux origines mixtes
Le Geran‑5 intègre des systèmes variés, notamment une unité de navigation satellite Kometa à 12 canaux, couramment utilisée dans les drones et armes guidées russes. De plus, un module de suivi a été conçu autour d’un microordinateur Raspberry Pi et de modems commerciaux 3G/4G. À cause de cette mixture d’influences iraniennes et russes, il demeure difficile de considérer le Geran‑5 comme un développement strictement national, bien que l’apport direct de l’Iran reste peu clair.
Par ailleurs, la Russie envisage d’armer le Geran‑5 avec des missiles air-air pour la défense aérienne. Le missile R‑73 (AA‑11 Archer), conçu pour les courtes distances et guidé par infrarouge, est mentionné comme un ajout potentiel, vraisemblablement fixé sous les ailes, semblable à l’armement du drone Karrar iranien.
Une flexibilité accrue
Il est également surprenant d’apprendre que des efforts sont en cours pour permettre au Geran‑5 d’être lancé depuis des avions pilotés. Des schémas publiés par des sources ukrainiennes montrent des jets d’attaque Su‑25 transportant un drone sous chaque aile. Cette capacité de lancement aérien accroîtrait de manière significative le rayon d’action du drone, tout en lui permettant d’attaquer sous des angles moins prévisibles, augmentant ainsi la pression sur les défenses aériennes ukrainiennes.
Analyse technique en cours
Des experts de l’agence de renseignement militaire ukrainienne examinent actuellement en détail les composants récupérés de ces drones. Une analyse complète de leur conception, de leurs sous-systèmes et de leur base électronique sera publiée prochainement sur le portail War & Sanctions.
FAQ
Quelles sont les implications de cette mise à jour pour le conflit en Ukraine ?
La mise à jour des drones pourrait permettre à la Russie d’effectuer des frappes plus efficaces et moins détectables, rendant les opérations militaires ukrainiennes plus complexes à gérer.
Existe-t-il des partenariats entre la Russie et l’Iran dans le développement de ces drones ?
L’implication iranienne dans la conception et les technologies de ces drones suggère une coopération croissante entre les deux nations, notamment en matière d’armement.
Comment l’Ukraine peut-elle renforcer ses défenses face à ces nouvelles menaces ?
L’Ukraine pourrait intensifier le déploiement de systèmes de défense aérienne plus avancés et mener des études approfondies sur les tactiques de lancement des drones.
Quelles autres technologies ou armements sont mentionnés en lien avec le Geran-5 ?
Le Geran-5 pourrait être équipé de missiles air-air comme le R‑73, ce qui ajouterait des capacités de défense à ce drone.
Quel est l’impact environnemental des drones de combat comme le Geran-5 ?
Bien que l’impact environnemental ne soit pas souvent discuté, l’utilisation de drones de combat contribue aux dommages environnementaux liés aux conflits, notamment par la destruction des infrastructures et des écosystèmes.
