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La police britannique et EE unissent leurs forces pour aider les familles à détecter les deepfakes

La police britannique et EE unissent leurs forces pour aider les familles à détecter les deepfakes

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Une alliance inédite pour protéger les familles

La police d’Essex s’associe au réseau mobile EE et à sa maison mère BT pour une campagne pionnière au Royaume‑Uni, destinée à aider les familles à faire face à la montée des deepfakes. L’initiative, baptisée “Fake or Real? Know the Deal”, s’adresse aux jeunes, aux parents, aux tuteurs et aux enseignants. L’idée centrale: offrir des repères simples pour utiliser l’IA en toute sécurité et réagir vite face à des images générées qui causent du tort.

Cette coopération marque une évolution importante: la prévention n’est plus seulement l’affaire des forces de l’ordre ou des écoles, mais aussi des opérateurs télécoms au moment où les familles achètent ou configurent leurs appareils.

Ce que la campagne met en place

  • Des conseils pratiques, hébergés sur la plateforme LearnSmart d’EE, disponibles à partir du jeudi 27 novembre. Les contenus expliquent comment reconnaître un deepfake, quoi faire si une image circule, et comment paramétrer ses comptes pour réduire les risques.
  • Dès février, des rendez‑vous en boutique dans tout l’Essex: des sessions dédiées à la sécurité en ligne, intégrées au parcours d’achat d’un nouveau smartphone ou d’une tablette. Les familles repartent avec des réglages concrets, des check‑lists et des points de contact utiles.

Selon la police d’Essex, c’est la première fois au Royaume‑Uni qu’une force de police collabore directement avec un acteur technologique mondial pour conseiller les parents sur l’usage sûr de l’IA, dès l’acquisition de l’appareil.

Pourquoi agir maintenant

Les deepfakes ne sont plus un simple gadget. Ils servent déjà à faciliter des infractions graves, en particulier la création d’images explicites totalement fabriquées. La priorité des enquêteurs: protéger les mineurs, souvent ciblés par des montages hyper réalistes.

La cheffe d’unité de la Police Online Investigation Team (POLIT), la Detective Inspector Emma Portfleet, rappelle que certaines applis d’IA sont détournées pour manipuler ou produire des contenus sexualisés. Lorsqu’une personne a moins de 18 ans, on parle d’une infraction pénale avec des conséquences lourdes pour les auteurs — et un traumatisme durable pour les victimes. L’objectif de la campagne est d’anticiper: mieux vaut prévenir l’attaque que réparer après coup, même si la police poursuivra toujours les faits.

En cas d’atteinte: les premiers gestes

Le site de la campagne décrit des étapes immédiates:

  • cesser de partager le contenu et rassembler des preuves (captures d’écran, URL, dates)
  • signaler rapidement aux plateformes et aux autorités
  • demander la suppression des images via les outils dédiés.

Au Royaume‑Uni, la Internet Watch Foundation (IWF), avec Childline, propose l’outil Report Remove pour aider à faire retirer d’internet des images sexuelles impliquant des enfants. Les familles y trouvent un accompagnement confidentiel, centré sur la suppression rapide et la réduction de la diffusion.

Une menace sans frontières

Les abus liés aux deepfakes touchent l’économie, la vie publique et la sphère privée à l’échelle mondiale:

  • Des escroqueries utilisent la synthèse vocale et le clonage vidéo pour soutirer des sommes considérables à des particuliers.
  • Des personnalités ont été visées par des contenus violents générés par IA, conçus pour intimider et nuire.
  • Dans la sphère politique, des vidéos truquées servent à désinformer, à perturber des campagnes et à miner la confiance du public.

Pour EE, aider les jeunes et leurs parents à évoluer en ligne avec confiance et positivité devient une mission de première importance. Quand la frontière entre réel et numérique se brouille, il faut des contre‑mesures: éducation, outils de détection, procédures de retrait, et coopération étroite entre police, écoles, plateformes et opérateurs.

Entre vigilance et outils concrets

  • Mettre en place des paramètres de confidentialité robustes et l’authentification à deux facteurs.
  • Former les jeunes à reconnaître les signaux faibles d’un montage (incohérences lumineuses, reflets, ombres, bijoux et mains “bizarres”, voix légèrement métalliques).
  • Encourager une culture du doute raisonné: vérifier la source, chercher la version originale, comparer plusieurs médias.

Cette réalité nous rattrape tous: si vous avez déjà zoomé sur un selfie en vous demandant si votre ligne de cheveux est vraiment si reculée, l’IA peut désormais trancher — que cela vous plaise ou non.

FAQ

Comment expliquer les deepfakes à un enfant de 10 à 13 ans ?

Parlez d’“images et vidéos déguisées” créées par des ordinateurs. Montrez des exemples inoffensifs, puis fixez une règle simple: on vérifie toujours la source et on demande conseil à un adulte avant de partager.

Quels réglages activer en priorité sur un nouveau téléphone ?

  • Code ou biométrie + 2FA sur les comptes importants
  • Limiter les tags publics et la géolocalisation des photos
  • Restreindre qui peut vous contacter ou rejoindre des groupes avec vous
  • Activer les filtres anti‑spam et les contrôles familiaux

Quels indices techniques aident à repérer un deepfake ?

Regardez les bords du visage, les dents, les mains, les reflets dans les yeux, la synchronisation lèvres/voix, les ombres incohérentes, et les artefacts lors de pauses vidéo. Les incohérences cumulées sont plus parlantes qu’un seul détail.

Que faire si une vidéo circule dans des messageries chiffrées ?

Demandez aux proches de ne pas retransmettre, collectez des preuves (horodatage, nom des groupes), signalez aux administrateurs et contactez les autorités. La plupart des messageries offrent des options de signalement et de suppression de contenu ou de comptes.

Existe‑t‑il des ressources de formation pour les enseignants ?

Oui. De nombreuses académies, ONG et opérateurs publient des kits pédagogiques sur la littératie numérique, les biais des algorithmes, et les bonnes pratiques de partage. Cherchez des modules centrés sur l’évaluation des sources, l’empreinte numérique et la sécurité des images.

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