Une dépense controversée pour le NYPD
Dans une nouvelle initiative qui soulève des questions quant à l’efficacité de l’utilisation des fonds publics, le Department de police de New York (NYPD) a décidé d’investir dans des détecteurs de métaux équipés d’intelligence artificielle. Ce choix est d’autant plus discuté qu’il est fait auprès d’une entreprise actuellement sous enquête fédérale.
Une mesure perçue comme une avancée
Le maire de New York, Eric Adams, a exprimé son enthousiasme pour ces détecteurs de métaux de la société Evolv, basée au Michigan. Il les a qualifiés de révolutionnaires lors d’une conférence de presse tenue au Fulton Transit Center, un grand arrêt de métro situé à proximité d’un centre commercial dans le World Trade Center.
Interrogations sur l’efficacité des nouvelles technologies
Des rapports antérieurs soulignent que ces détecteurs de métaux prétendent utiliser une technologie d’IA sophistiquée pour identifier des armes cachées. Néanmoins, une enquête menée par la BBC a soulevé des doutes quant à la réalité de ces affirmations, remettant en question leur efficacité.
Comparaisons historiques
Eric Adams a indiqué que cette initiative peut être comparée à celle de Kennedy lorsqu’il a annoncé l’ambition d’envoyer un homme sur la Lune. Pour le maire, cela représente un moment décisif. Entre-temps, de nombreux passagers attendant dans la station de métro ont probablement eu des pensées divergentes sur cette déclaration.
Des coûts prohibitifs
Investir dans ces scanners a un coût. Selon des estimations, leur fonctionnement coûterait entre 2 000 et 3 000 dollars par mois et par unité, ce qui correspondrait au loyer d’un petit appartement à New York. En raison d’un contrat typique de quatre ans, la ville pourrait se retrouver à débourser jusqu’à 120 000 dollars juste pour un seul dispositif.
Des préoccupations persistantes
Il est également à noter qu’Evolv fait l’objet d’une enquête par la SEC (Securities and Exchange Commission) pour publicité mensongère. Malgré ces controverses et une vague de violence perceptible dans le métro, le maire maintient son désir de collaborer avec cette société.
Problèmes persistants dans le métro
Récemment, le gouverneur Kathy Hochul a annoncé l’opération de la Garde nationale pour surveiller le métro, en réponse à une recrudescence de la violence. Cependant, un incident où un homme a été agressé au couteau a souligné l’inefficacité des mesures de sécurité existantes, les forces de l’ordre n’arrivant pas à réagir promptement.
Une réponse difficile face à la violence
Le NYPD souhaite donner l’impression qu’il prend des mesures pour garantir la sécurité des usagers du métro. Cependant, le succès de cette dépense et de cette technologie reste à prouver, surtout après des tentatives passées qui se sont solennellement soldées par des échecs.
Conclusion
Les mesures prises par le NYPD et les ressources financières engagées dans des innovations technologiques remettent en question la sagesse des dépenses publiques face à des besoins de sécurité pressants. Les usagers du métro se demandent si ces nouvelles initiatives apporteront un véritable changement ou si elles ne seront qu’un éclair de lumière dans les ténèbres.
FAQ
Quel est l’objectif principal des nouveaux détecteurs de métaux ?
L’objectif est d’améliorer la sécurité dans le système de métro de New York en détectant les armes dissimulées.
Quel est le budget global prévu pour ces équipements ?
Le budget pourrait atteindre 120 000 dollars par détecteur sur la durée du contrat de quatre ans.
Comment le public réagit-il à ces nouvelles initiatives de sécurité ?
Les avis sont partagés : certaines personnes accueillent ces mesures avec scepticisme, tandis que d’autres espèrent qu’elles amélioreront la sécurité.
Existe-t-il des alternatives à ces scanners intelligents ?
Des alternatives incluent des augmentations visibles de présence policière, des systèmes de surveillance vidéo améliorés et des moyens de transports plus sûrs.
Quelles mesures supplémentaires le gouvernement envisage-t-il ?
Le gouvernement examine également l’accès à des agents de sécurité privés et l’utilisation de technologies plus avancées pour surveiller les espaces publics.
