Une Controverse à l’Horizon
Le géant technologique Alphabet, la société mère de Google, fait face à des critiques croissantes de la part de ses investisseurs. Ces derniers s’inquiètent de l’impact d’une culture d’entreprise jugée punitif et de la proximité de la compagnie avec des violations des droits humains.
Les Pressions des Investisseurs
Récemment, Trillium Asset Management, possesseur de près de 140 millions de dollars d’actions d’Alphabet, a déposé une proposition auprès de la SEC (Securities and Exchange Commission) des États-Unis. Cette demande vise à renforcer la protection des whistleblowers qui s’élèvent contre des pratiques de l’entreprise. Parallèlement, une autre entreprise actionnaire, Arjuna Capital, a également appelé Alphabet à nommer un directeur des droits civiques en raison des préoccupations sur les violations des droits sur des plateformes comme YouTube. En dépit de cela, Alphabet s’oppose à ces propositions, exhortant ses actionnaires à les rejeter tout en affirmant qu’elle mène déjà ses activités de manière satisfaisante.
Tensions Internes
Cette résolution des investisseurs intervient quelques mois après que Google ait évincé deux de ses principaux experts en intelligence artificielle, Timnit Gebru et Margaret Mitchell, qui avaient fait part de leurs préoccupations concernant la culture d’entreprise. Trillium a cité des témoignages d’anciens employés affirmant avoir été traités avec hostilité après avoir exprimé leurs inquiétudes sur le racisme systémique, le sexisme et des projets liés à la censure, à la surveillance et à la guerre.
En réponse à une demande de commentaires de Business Insider, Google n’a pas fourni de réponse claire, mais a déclaré à la SEC qu’elle interdisait déjà toute forme de représailles à l’encontre des travailleurs qui font part de leurs préoccupations.
Un Appel à l’Action
Concernant les questions de droits humains, Arjuna Capital insiste sur le fait que la conjuration croissante d’Alphabet avec des violations des droits pose des risques réputationnels, juridiques et réglementaires pour la société. Pourtant, Alphabet continue de contester cette proposition, estimant qu’elle n’est pas nécessaire.
Dans une déclaration ultérieure à la SEC, Natasha Lamb, partenaire gérante d’Arjuna Capital, a souligné que de nombreuses preuves montrent que les pratiques commerciales d’Alphabet menacent de plus en plus les droits civils à l’échelle mondiale. Malgré certaines améliorations politiques, l’inefficacité de l’application des politiques existantes reflète une surveillance insuffisante de la part de l’entreprise.
Informations Complémentaires
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, voici quelques articles pertinents :
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Alphabet demande à ses actionnaires de bloquer les propositions de protection des whistleblowers et de création d’un nouveau poste de droits humains.
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Google s’est engagé à adopter une approche plus éthique dans l’utilisation de l’intelligence artificielle.
FAQ
Qu’est-ce qu’un whistleblower ?
Un whistleblower est une personne qui signale des activités illégales ou contraires à l’éthique au sein d’une organisation.
Pourquoi les droits humains sont-ils importants pour Alphabet ?
Les droits humains sont crucialement liés à l’image et à la responsabilité sociale des entreprises. Une bonne gestion dans ce domaine peut éviter des crises et renforcer la confiance des clients et des investisseurs.
Quels sont les risques liés à la non-prise en charge des droits humains ?
Ne pas respecter les droits humains peut entraîner des sanctions légales, une perte de réputation et une baisse de la confiance des consommateurs, ce qui peut nuire à l’entreprise sur le long terme.
Comment les investisseurs peuvent-ils influencer les politiques d’entreprise ?
Les investisseurs peuvent proposer des résolutions lors des assemblées générales pour inciter les entreprises à adopter de meilleures pratiques en matière de droits humains et de transparence.
Quels changements Alphabet pourrait-il envisager à l’avenir ?
Alphabet pourrait renforcer ses politiques en matière de droits humains, améliorer la protection des whistleblowers, et adopter une démarche de responsabilité sociale plus transparente pour apaiser les inquiétudes de ses investisseurs.
