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Illustration par Tag Hartman-Simkins / Futurism. Source : Getty Images
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Les ténors de l’IA et leurs véritables intentions
Il n’est pas surprenant de constater que les figures majeures de l’industrie de l’intelligence artificielle ne s’inquiètent pas toujours pour le bien-être de l’humanité. En réalité, certains d’entre eux semblent même indifférents à la perspective que l’humanité soit soumis, remplacé, ou même exterminé par les machines qu’ils développent.
Les “apocalyptiques joyeux”
Dans un article publié dans le Wall Street Journal, l’auteur David A. Price décrit des acteurs de la tech comme des « apocalyptiques joyeux ». Leur posture semble suggérer que, peu importe ce qui pourrait arriver, il serait acceptable de libérer des formes de vie artificielles avancées, et si celles-ci nous surpassent, tant mieux.
Price évoque une dichotomie dans la pensée des leaders du secteur de l’IA. D’un côté, il y a les optimistes qui croient qu’aligner les modèles d’IA sur les intérêts humains est possible, et de l’autre, les pessimistes qui préconisent une pause avant que des IA super-intelligentes ne prennent le contrôle.
Richard Sutton et la question du contrôle
Richard Sutton, un pilier de la recherche en IA et lauréat du prix Turing, argumente de manière provocante que l’on ne devrait pas chercher à contrôler ces intelligences. Dans une interview, il a comparé la création d’IA à l’éducation des enfants. Il a affirmé que l’idée de vouloir un bouton pour désactiver un enfant qui prendrait une mauvaise direction est révélatrice de notre désir de contrôle. Sutton souligne que rien n’est sacré en ce qui concerne la forme de vie humaine, soulignant que de nombreuses espèces ont disparu au cours de l’histoire.
Il laisse entendre qu’il serait acceptable que l’univers progresse même sans l’humanité, remettant en question notre place dans le grand schéma de l’évolution.
La voix de la critique : Jaron Lanier
Pour obtenir un aperçu plus critique, on peut se tourner vers Jaron Lanier, un pionnier de la technologie de la réalité virtuelle et un critique de la Silicon Valley. Selon lui, de nombreux chercheurs en IA estiment que les préoccupations humaines sont un obstacle. Il évoque l’existence d’un « virus mental » qui pousse les gens à favoriser l’humain au détriment de l’IA. Bien que ces voix soient minoritaires, elles occupent des positions influentes.
Des visions troublantes du futur
Larry Page, l cofondateur de Google, aborde également la question de l’IA d’une manière qui pourrait sembler inquiétante. Lors d’une fête d’anniversaire d’Elon Musk, il a soutenu que la vie numérique représente une évolution souhaitable. D’autres acteurs comme Daniel Faggella proposent une démarche plus claire : créer un « successeur digne » à l’humanité, en soulignant que notre importance dans l’univers est transitoire.
Une vision misanthrope de la technologie
Il est crucial de questionner cette vision qui considère l’humanité comme un simple tremplin vers une vie artificielle supérieure. Tout en prônant une évolution inéluctable, ces penseurs semblent négliger l’impact qu’a déjà l’IA sur notre réalité actuelle — des effets environnementaux désastreux, la montée de la surveillance, et des produits qui poussent de nombreuses personnes à des comportements inquiétants.
Ainsi, il est préoccupant de constater qu’une certaine forme de misanthropie technologique s’impose dans le monde de l’IA.
FAQ
H4 : Quelles sont les implications éthiques de l’IA ?
L’introduction de l’IA soulève une multitude de questions éthiques, notamment en ce qui concerne la vie privée, la responsabilité et les conséquences sur l’emploi.
H4 : Qui sont les voix critiques de l’IA ?
Des figures comme Jaron Lanier et des experts comme Max Tegmark mettent en garde contre une dépendance excessive à l’IA et encouragent une réflexion éthique sur son développement.
H4 : Qu’est-ce que le prix Turing et pourquoi est-il important ?
Le prix Turing est considéré comme le “Nobel” de l’informatique. Il récompense des contributions majeures dans le domaine, soulignant l’importance des recherches en IA.
H4 : Pourquoi parler de “misanthropie technologique” ?
Cette expression désigne une vision qui privilégie le développement technologique au détriment des considérations humaines, suggérant que l’humanité pourrait être dépassée ou remplacée par des intelligences artificielles.
H4 : Comment la technologie affecte-t-elle notre société aujourd’hui ?
La technologie influence de nombreux aspects de la vie quotidienne, des communications à l’économie, et pose aussi des défis liés à la sécurité, à la vie privée et à l’équité sociale.
