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Il est souvent dit que les étudiants utilisent avec enthousiasme l’IA pour leurs études, voire pour réaliser l’intégralité de leurs devoirs. Cependant, ce récit semble-t-il trop unilatéral ? De nombreux étudiants vivent une expérience bien différente avec cette technologie.
Jeff Sharlet, professeur de rédaction à Dartmouth College, a noté que ses étudiants ressentent une **« résignation »** et un **« désespoir »**, se retrouvant engagés dans une **« course à l’armement »** pour adopter l’IA, craignant de prendre du retard dans leurs études sous la pression constante de leurs pairs et enseignants.
Dans un post étendu sur Bluesky, il a souligné que **nombre d’entre eux n’apprécient pas l’IA** et se sentent contraints de l’utiliser, exprimant qu’il est désormais **« accepter ou échouer »**. Comme il l’a précisé, **« ils ne voient pas d’échappatoire »** et **« ce n’est pas une option qu’ils chérissent »**.
L’intégration de l’IA dans le secteur éducatif a été rapide. Après le lancement de ChatGPT, les étudiants ont commencé à l’utiliser pour leurs travaux scolaires. Les universités, de leur côté, semblent encourager cette pratique en signant des partenariats avec des entreprises technologiques comme OpenAI pour offrir à leurs étudiants un accès à ces outils d’IA. Cependant, les débats autour de l’IA se concentrent souvent sur la **tricherie** et la baisse des compétences en lecture et en mathématiques, dépeignant les étudiants comme un groupe homogène et sous-performant qui embrasse sans hésitation cette technologie.
La réalité est plus nuancée. Pour évaluer la situation, Sharlet a demandé à ses étudiants de partager anonymement leurs pensées sur l’IA, et **aucun d’entre eux n’a dit que cela améliorait réellement leur éducation**.
Au mieux, ils éprouvent un **sentiment partagé**, essayant de limiter leur utilisation, mais finissant souvent par y revenir, révélant ainsi à quel point certains chatbots sont conçus pour être **addictifs**.
Reflecting on their feedback, Sharlet a regretté que les réactions n’évoquent pas une **défiance** envers cette technologie, mais plutôt qu’elles ressemblent à des **témoignages d’addiction**. Un étudiant a indiqué que l’IA avait fini par écrire tous ses devoirs avant qu’il ne se **fasse attraper**, subissant ainsi une **grande humiliation** et jurant de ne plus jamais l’utiliser. Toutefois, il admet qu’elle revient inévitablement dans sa vie académique.
D’autres avaient des sentiments très négatifs à l’égard de l’IA, un étudiant exprimant avec **rage** que cette technologie ruinait son éducation et sa santé mentale. Certains qui préfèrent ne pas l’utiliser pour des raisons éthiques se sentent **délaissés**, a rapporté Sharlet.
La pression est omniprésente. Tandis que certains professeurs exigent l’utilisation de l’IA, les institutions encouragent également cette pratique ; Sharlet souligne que le président de Dartmouth a conclu un accord avec Anthropic, une entreprise qui a **exploité les livres de 133 enseignants** sans consulter ceux-ci.
**« Plusieurs étudiants ont évoqué la confusion morale** d’une université qui promeut l’IA tout en préconisant une intégrité académique, rendant la tricherie accessible. » Sharlet a comparé cette situation aux pratiques des entreprises pétrolières qui utilisent le terme **« empreinte carbone »** pour rejeter la responsabilité sur le consommateur.
L’IA a aussi engendré du ressentiment entre étudiants. Nombreux sont ceux à se plaindre de leurs amis qui recourent à l’IA pour accomplir **tous leurs travaux**, tandis qu’eux-mêmes affirment n’utiliser l’IA que pour des tâches comme la **synthèse** ou la **recherche**.
L’une des conséquences inattendues de l’IA dans le milieu universitaire est le manque de **confiance** qu’elle installe. Les institutions continuent de promouvoir son utilisation sans prendre en compte ses nombreux défauts, malgré la **tentation** qu’elle représente en matière de tricherie. De plus, des recherches émergentes suggèrent que ses effets cognitifs pourraient nuire à la **pensée critique** des étudiants.
Essentiellement, ce sont les étudiants qui doivent comprendre comment l’IA pourrait transformer leur apprentissage. Ce sont eux qui seront jugés responsables en cas d’utilisation **inappropriée** de cette technologie, tandis que les entreprises d’IA et les administrateurs des écoles se vantent de fournir des outils à la pointe de la technologie, censés garantir leur réussite.
En savoir plus sur l’IA : Les compétences de lecture des étudiants explosent après avoir retiré la technologie de la classe
Sommaire
ToggleFAQ
Quelles sont les conséquences psychologiques de l’utilisation de l’IA chez les étudiants ?
L’utilisation généralisée de l’IA peut induire du stress et de la frustration, particulièrement lorsque les étudiants se sentent contraints de l’utiliser pour éviter le retard par rapport à leurs pairs.
L’IA peut-elle réellement remplacer des compétences fondamentales ?
Certaines recherches indiquent que l’IA peut altérer les compétences essentielles comme la lecture et le raisonnement critique, suggérant qu’une dépendance excessive pourrait nuire à l’apprentissage autonome.
Que pense la communauté académique de l’IA dans l’éducation ?
Les avis sont partagés ; certains perçoivent l’IA comme un outil précieux, tandis que d’autres la considèrent comme un obstacle à l’engagement intellectuel des étudiants.
Comment les universités gèrent-elles l’intégration de l’IA ?
Les universités ont tendance à favoriser l’utilisation de l’IA sans établir de règles strictes, parfois en concluant des accords avec des entreprises technologiques sans consulter le corps professoral.
Que doivent faire les étudiants pour naviguer dans ce nouveau paysage éducatif ?
Il leur est conseillé de développer une approche critique vis-à-vis de l’IA, de déterminer quand son utilisation est appropriée et de se concentrer sur le développement de leurs propres compétences.
