Sur Internet, certains groupes à droite, souvent en ligne, sont vraiment fascinés par un personnage généré par l’IA, souvent décrit comme une “waifu”. Cependant, cette obsession les expose à de potentielles arnaques.
Au cœur de cet engouement se trouve le personnage d’**Amelia**, qui n’existe pas réellement. Malgré cela, elle a envahi des plateformes comme X, où des utilisateurs demandent à l’IA de **Elon Musk**, Grok, de l’imaginer en tant qu’écolière britannique aux cheveux violets. Elle incarne également l’anti-woke dont ils rêvent.
Amelia est souvent vue en train d’exhiber le **Union Jack** et engage dans des actions provocatrices, comme brûler des photos du Premier ministre britannique, **Keir Starmer**, ou critiquer l’Islam et les immigrants. Elle a également été aperçue en train de lire le livre **raciste** connu sous le nom de “The Turner Diaries” et posant fièrement aux côtés d’un camarade effectuant le geste nazi, dévoilant ainsi des sympathies néo-nazies.
Mais d’où vient vraiment “Amelia” ? Selon un article du **Guardian**, elle était à l’origine une satire d’un personnage gothique dans un jeu vidéo appelé “Pathways”. Ce projet, financé par le gouvernement britannique, avait l’intention d’aider les adolescents à éviter l’extrémisme en ligne, mais il est rapidement devenu la cible de moqueries sur les réseaux sociaux par des figures d’extrême droite.
La popularité d’Amelia a explosé grâce à un compte anonyme sur X à partir du 9 janvier, selon une analyse de **Peryton Intelligence** partagée avec le **Guardian**. Depuis, la fréquence des messages sur “Ameliaposting” a grimpé de 500 à plus de 10 000 par jour.
Évidemment, quand il s’agit de colère à droite, des arnaques suivent. Un compte qui se prend pour Amelia a commencé à promouvoir une nouvelle cryptomonnaie appelée **$AMELIAJAK**. Ce compte a même bénéficié d’un soutien tacite grâce à une retweet de Musk. (Il convient de noter que Musk a une réputation pour son attrait envers les femmes générées par l’IA, et ses propres abonnés se moquent parfois de lui pour cela.) Ce type de monnaie est souvent associé à une arnaque de type “rug pull”, où les créateurs incitent les gens à acheter pour faire monter la valeur, puis vendent tout avant que cela ne s’effondre, laissant les investisseurs avec une devise sans valeur.
Tous les projets de meme ne se soldent pas par des arnaques, mais il est évident que certains cherchent à tirer profit de la “célébrité” d’Amelia. De plus, la valeur de ces cryptomonnaies chute souvent, car elles reposent uniquement sur une **viralité** passagère sur Internet. Bien qu’Amelia se soit fait un nom en critiquant le progressisme, elle est également en train de vider les portefeuilles de nombreux **far-right memelords**, qui la voient comme la petite amie gothique raciste et imaginaire qu’ils n’ont jamais eue.
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FAQ
Qu’est-ce qu’une “waifu” ?
Une “waifu” est un terme utilisé dans la culture otaku pour désigner un personnage fictif, souvent féminin, pour lequel une personne ressent une affection spéciale.
Pourquoi Amelia suscite-t-elle autant d’intérêt ?
Amelia représente une satire qui exploite des tropes de la culture d’extrême droite, attirant ainsi les internautes en quête d’un personnage conforme à leurs idées.
Comment fonctionne le phénomène des “meme coins” ?
Les “meme coins” sont des cryptomonnaies qui prennent souvent leur essor grâce à la viralité sur les réseaux sociaux, parfois associées à des arnaques.
Quels impacts peuvent avoir des personnages comme Amelia ?
Ces personnages peuvent renforcer des idées extrêmes et normaliser des attitudes néfastes tout en attirant un public vulnérable.
Quelle a été la réaction publique face à Amelia ?
La réaction est divisée, certains la critiquant pour ses idéologies, tandis que d’autres la soutiennent en tant que symbole de résistance contre le progressisme.
