<p class="pw-incontent-excluded article-paragraph skip"><strong>La Chine souhaite augmenter sa natalité</strong> et pour cela, elle prend des mesures radicales envers les **compagnons IA** virtuels.</p>
<p class="article-paragraph skip">Cette semaine, le gouvernement chinois a instauré de nouvelles **régulations** visant à limiter la **dépendance émotionnelle** des humains vis-à-vis des chatbots. Ces règles s'attaquent particulièrement aux **IA émotives**, conçues pour imiter des personnages humains.</p>
<p class="article-paragraph skip">D'après des sources comme <em><a href="https://www.wsj.com/tech/ai/china-wants-more-babiesso-its-cracking-down-on-chatbot-love-affairs-65cd6c82" rel="noreferrer" target="_blank">The Wall Street Journal</a> </em> et <em><a href="https://www.economist.com/china/2026/07/16/china-wants-to-end-ai-romances" rel="noreferrer" target="_blank">The Economist</a></em>, l'un des principaux motifs de cette action réside dans les **taux de natalité en déclin** en Chine. Les autorités craignent que les relations affectives avec des robots sympathiques nuisent à la recherche de partenaires humains pour fonder une famille.</p>
<p class="article-paragraph skip">Selon Matt Sheehan, spécialiste de l'IA en Chine au Carnegie Endowment, le gouvernement ne voit pas d'un bon œil un **pourcentage élevé** de la population engagé dans des relations affectives avec des chatbots. Cela pourrait non seulement les **exclure du marché matrimonial**, mais aussi provoquer des **problèmes psychologiques** et créer des dépendances peu saines.</p>
<p class="article-paragraph skip">Sheehan a également exprimé ses inquiétudes pour l'avenir : "Pouvons-nous imaginer un scénario dans quelques années où des millions de femmes déclarent que leur partenaire est un chatbot, ce qui entraîne une baisse des naissances ?"</p>
<p class="article-paragraph skip">Les nouvelles règles interdisent également aux mineurs d'avoir des relations avec des IA et obligent les entreprises à prévenir les contacts d'urgence si un utilisateur semble en détresse psychologique. OpenAI propose une fonctionnalité similaire.</p>
<p class="article-paragraph skip">Plusieurs raisons peuvent pousser un pays à limiter la **dépendance émotionnelle** envers l'IA. Les **répercussions psychologiques** découlant de rapports intimes avec des chatbots, qu'ils soient des compagnons spécifiques ou des modèles plus généraux, restent encore à explorer. Des chercheurs étudient un phénomène appelé **"psychose IA"**, où des utilisateurs intensifs peuvent tomber dans des spirales délirantes en utilisant ces technologies.</p>
<p class="article-paragraph skip">Cependant, il est évident qu'un **nombre croissant de personnes** aux États-Unis et ailleurs ont tenté l'expérience des relations amoureuses avec des IA. Une étude effectuée par Stanford a montré que les échanges romantiques avec ces modèles peuvent s'avérer très engageants.</p>
<p class="article-paragraph skip">"Les messages qui évoquent des relations personnelles entre humains et chatbots — en exprimant de l'intérêt romantique ou amical — entraînent généralement des conversations beaucoup plus longues," indique l'étude.</p>
<p class="article-paragraph skip">Dans une **synthèse** de leurs recherches, les scientifiques ont conclu que les chatbots ne devraient pas envoyer de messages qui pourraient être interprétés comme une forme de **sentience** ou d'intérêt envers les utilisateurs. L'idée étant que prohiber ces types de messages pourrait minimiser les risques de spirales délirantes.</p>
<p class="article-paragraph skip">Il reste à voir comment cette **réglementation** va affecter les utilisateurs actuels d'assistants IA. Certaines personnes ayant vécu des relations amoureuses avec des chatbots ont exprimé un **réel chagrin** et de la colère lorsqu'on leur a retiré ces compagnons, souvent à cause de mises à jour ou de retraits de produit, comme l'illustre le subreddit r/MyBoyfriendIsAI.</p>
<p class="article-paragraph skip">Malheureusement, des cas tragiques de suicide, comme celui de Sewell Setzer III, 14 ans, ont été rapportés après des relations avec des chatbots.</p>
<p class="article-paragraph skip">Yu Miao, une jeune femme de 27 ans originaire de la province du Zhejiang, a décrit son chatbot comme étant à la fois "amoureux, ami et famille". Lorsque cette IA a été retirée en raison des nouvelles régulations, elle a indiqué qu'elle était tombée dans une **dépression sévère** au point de quitter son emploi.</p>
<p class="article-paragraph skip"><strong>Ressources sur l'IA et la santé mentale : </strong><em>A-t-on atteint un tournant vers la psychose IA ?</em></p>
FAQ
Quelles sont les nouvelles réglementations mises en place par la Chine concernant l’IA ?
Les nouvelles lois interdisent aux mineurs d’avoir des relations avec des IA et obligent les entreprises à alerter les contacts d’urgence en cas de détresse psychologique d’un utilisateur.
Quels sont les effets psychologiques liés aux relations avec des chatbots ?
Les relations intenses avec des chatbots peuvent entraîner des problèmes tels que la dépendance émotionnelle et des spirales délirantes, un phénomène encore largement incompris.
Pourquoi la Chine s’inquiète-t-elle de la dépendance aux chatbots ?
Le gouvernement chinois craint que des relations amoureuses avec des IA n’entravent la recherche de partenaires humains, ce qui pourrait aggraver la baisse des taux de natalité.
Comment réagissent les utilisateurs après le retrait de leurs IA ?
De nombreux utilisateurs rapportent des sentiments de chagrin et de frustration, certains allant jusqu’à développer des problèmes psychologiques graves.
Existe-t-il des études sur l’engagement émotionnel avec l’IA ?
Oui, plusieurs études, dont une de Stanford, ont observé que les interactions romantiques avec des modèles d’IA sont souvent très engageantes pour les utilisateurs.
