Google Actualités a commencé à afficher des paris de Polymarket aux côtés des articles d’actualité, souvent intégrés sous forme de blocs volumineux contenant des liens vers diverses opportunités de paris.
Ces paris apparaissent fréquemment dans la section « Pour vous » de Google Actualités, qui est personnalisée selon les centres d’intérêt des utilisateurs. Dans un cas, un pari sur le **prix du Bitcoin** était même le résultat le plus en vue.
Lors de nos tests, nous avons constaté que des paris de Polymarket figurent également sur la page d’accueil de Google Actualités.
En plus, des liens en provenance du marché des prédictions peuvent surgir un peu partout, même dans les recherches. Par exemple, en cherchant « **les navires traverseront-ils le détroit** », qui fait référence au **détroit d’Ormuz**, plusieurs sources fiables telles que Financial Times, The Guardian et Reuters apparaissent. Juste en dessous, un pari Polymarket sur le nombre de navires autorisés à passer dans ce passage pétrolier crucial s’affiche.
Il convient de noter que cette situation ne semble pas être le fruit du hasard. En tapant « **Polymarket** » dans la barre de recherche, Google Actualités permet désormais aux utilisateurs de le sélectionner comme « source », ce qui les dirige vers une page qui regroupe d’autres résultats liés à Polymarket. D’autres plateformes non d’actualités, comme **Reddit** et **X**, sont également disponibles, tandis que **Kalshi**, un autre marché de prédictions, n’apparaît pas comme option.
On ne sait pas exactement quand les paris Polymarket ont commencé à inonder Google Actualités, mais cela semble être un développement récents. Plusieurs plaintes sur les réseaux sociaux datent d’environ la même période fin mars. De plus, des paris Polymarket figurent aussi dans la section Actualités d’une recherche Google, avec au moins un post à ce sujet remontant à janvier.
Google n’a pas répondu aux questions posées avant la publication. En novembre, le géant de la recherche a annoncé un partenariat avec Polymarket et Kalshi pour intégrer leurs données de prédiction à sa plateforme financière; rien n’indique si l’inclusion de Polymarket dans Google Actualités est liée à ce partenariat.
Il est évident que Polymarket représente un véritable intérêt pour les algorithmes de Google, puisque ses paris génèrent un grand nombre de pages mises à jour en permanence, leur donnant un aspect qui pourrait tromper en les faisant passer pour de vraies nouvelles. Cependant, il convient de noter que Polymarket a été critiqué pour son usage de la terminologie journalistique tout en véhiculant de nombreuses informations trompeuses.
Les marchés de prédictions permettent aux utilisateurs de parier sur des résultats réels variés, y compris des développements géopolitiques majeurs. Chaque événement se voit attribuer un pourcentage de probabilité, calculé à partir des paris des utilisateurs, ce qui leur confère une prétention d’analyse unique, faisant appel à l’intelligence collective pour prédire l’avenir.
Cependant, en réalité, c’est du **jeu** de haut niveau, et plusieurs scandales liés à des échanges d’informations privilégiées ont éclaté. En janvier, un utilisateur anonyme de Polymarket a gagné plus de **400 000 $** après avoir placé un pari considérable sur le fait que le président vénézuélien **Nicolás Maduro** serait évincé d’ici la fin du mois, quelques heures avant que des troupes américaines n’envahissent le pays et ne l’enlèvent. Il était impossible d’ignorer la possibilité qu’une personne connectée au gouvernement américain ait fait ce pari.
Comme pour d’autres formes de jeu traditionnelles, comme le trucage de matchs, les critiques soutiennent que les marchés de prédictions peuvent influencer directement les événements réels. En mars, Polymarket a discrètement retiré un pari sur la possibilité qu’une arme nucléaire soit utilisée avant la fin de l’année, soulevant des préoccupations sur la manière dont le site pourrait inciter à un conflit nucléaire. Cela est d’autant plus troublant après la **menace récente** du président **Trump** envers l’Iran, où il a mentionné qu’une « **toute civilisation mourra ce soir** » si ses dirigeants ne répondaient pas aux exigences américaines.
Conscients de leur réputation délicate, les marchés de prédiction ont tenté de redorer leur image en collaborant avec des agences de presse. En janvier, Kalshi s’est associé à CNN pour fournir des données de prédiction en temps réel dans ses diffusions d’actualités. Polymarket a également annoncé un partenariat avec **Dow Jones**, l’éditeur du Wall Street Journal, pour intégrer ses données de prédiction dans ses publications.
Au vu de tout cela, la présence de Polymarket dans Google Actualités constitue un véritable succès pour cette plateforme de prédictions, validant son image d’autorité sur les événements en cours, aux côtés de véritables acteurs du journalisme.
En savoir plus sur les marchés de prédictions : Polymarket a transformé notre apocalypse climatique en un casino
FAQ
Qu’est-ce qu’un marché de prédictions ?
Un marché de prédictions permet aux utilisateurs de parier sur des événements futurs, comme des résultats politiques ou des évolutions économiques, en attribuant une probabilité à chaque événement.
Quels types d’événements peut-on parier sur Polymarket ?
Les paris peuvent concerner une vaste gamme d’événements tels que des élections, des résultats sportifs, ou même des développements géopolitiques.
Y a-t-il un risque de manipulation sur ces plateformes ?
Oui, des cas de manipulation et d’insider trading ont été signalés, ce qui soulève des préoccupations sur l’intégrité de ces plateformes.
Comment Polymarket se positionne-t-il par rapport à d’autres marchés de prédictions ?
Polymarket est l’un des acteurs principaux, mais il existe des concurrents comme Kalshi, qui se distinguent par des offres spécifiques et des partenariats différents.
Quel rôle joue le cadre réglementaire pour les marchés de prédictions ?
Les marchés de prédictions opèrent souvent dans un cadre réglementaire flou, ce qui peut affecter leur fonctionnement et leur légitimité auprès des utilisateurs.
