Découverte révolutionnaire sur les migrations médiévales en Angleterre
Une étude approfondie sur les dents anciennes a mis en lumière des informations inédites concernant les migrants du début du Moyen Âge, susceptibles de réécrire l’histoire. Des chercheurs des universités d’Édimbourg et de Cambridge ont ainsi effectué la première analyse à grande échelle des données isotopiques et de l’ADN ancien provenant des sépultures en Angleterre.
Exploration des itinéraires migratoires
Les résultats indiquent que les migrants médiévaux sont arrivés en Angleterre via la Méditerranée ainsi que des régions du Cercle Arctique et au-delà. Ce travail a été publié dans la revue Medieval Archaeology. Au-delà de ces détails, une découverte étonnante est révélée : ces explorateurs très courageux avaient des modes de déplacement différents de ce que l’on pensait auparavant.
Cette étude a remis en question l’idée que les migrations s’effectuaient en vagues soudaines, traditionnellement concentrées au VIIe et VIIIe siècles. Les chercheurs ont constaté que ces migrations étaient en fait un flux continu.
Climats et comportements alimentaires
Les dents analysées ont même révélé des informations sur les changements climatiques à travers le temps. Cette recherche a permis de découvrir que les Européens médiévaux se déplaçaient de manière cohérente vers l’Angleterre.
D’après un communiqué de presse de l’Université de Cambridge, plus de 700 signatures chimiques ont été étudiées sur les dents de personnes enterrées entre 400 et 1100 de notre ère. Les chercheurs ont ensuite comparé ces données avec l’ADN de 316 individus, afin d’étudier les motifs de mobilité en fonction des ancêtres.
En se concentrant sur l’émail dentaire, ils ont pu dévoiler des informations sur les habitudes alimentaires des migrants, mettant en lumière des différences par rapport aux pratiques locales.
Analyse des sources historiques
Les chercheurs ont également rassemblé des sources significatives mentionnant ces mouvements, comme l’Histoire Ecclésiastique du peuple anglais de Bède et les Chroniques anglo-saxonnes, afin de croiser ces données avec les archives historiques. Selon le Dr. Sam Leggett de l’École d’Histoire, de Classiques et d’Archéologie, l’étude a employé une méthode de « big data » pour comprendre les récits entourant les migrations médiévales, révélant que celles-ci étaient un aspect constant de la société, et non simplement liées à des événements isolés.
Un processus migratoire sans interruptions notables
Les résultats confirment que les migrations ne se produisaient pas « par à-coups ». Il s’est avéré que le démographe prédominant était masculin, bien que des femmes, originaires de North East, de Kent et de Wessex, cherchaient aussi à émigrer vers de nouveaux horizons. Des mouvements significatifs provenaient aussi du pays de Galles, d’Irlande, du Nord-Ouest de l’Europe et de la Méditerranée.
En fin de compte, cette recherche constitue une contribution majeure à la compréhension des migration médiévales. Il a été démontré que ces phénomènes n’étaient ni saisonniers, ni sporadiques. Par ailleurs, les dents ont révélé des variations climatiques, telles que la Petite ère froide antique et l’Anomalie climatique médiévale, qui ont peut-être contribué à une augmentation de l’immigration en Angleterre.
Enfin, il a été confirmé que la Bretagne n’a jamais été isolée du continent, mais avait des liens forts avec d’autres régions. Contrairement à ce qui était précédemment pensé, il s’est avéré qu’il y avait un flux régulier de Européens entrant sur le sol britannique.
FAQ
Quelle était la méthodologie de recherche utilisée dans l’étude sur les migrations médiévales ?
Les chercheurs ont procédé à une analyse combinée des données isotopiques et de l’ADN ancien collectées sur des dents de personnes enterrées en Angleterre, en recoupant ces données avec des archives historiques.
Quelles régions sont identifiées comme principales sources de migration vers l’Angleterre ?
Les analyses ont révélé des mouvements significatifs en provenance de pays tels que Wales, Ireland, et des régions de Nord-Ouest de l’Europe, ainsi que de la Méditerranée.
Comment les chercheurs ont-ils déterminé les habitudes alimentaires des migrants ?
En étudiant l’émail dentaire, les chercheurs ont pu analyser les aliments consommés par ces migrants et les comparer avec les habitudes alimentaires locales.
Quelles sources historiques ont été utilisées pour compléter cette recherche ?
Les travaux se sont appuyés sur des documents tels que l’Histoire Ecclésiastique du peuple anglais de Bède et les Chroniques anglo-saxonnes pour corroborer les données scientifiques.
Quels implications climatic impactent les migrations médiévales selon l’étude ?
Les chercheurs ont trouvé que des événements climatiques majeurs, comme la Petite ère froide antique, ont pu influencer les migrations vers l’Angleterre, suggérant un lien entre les conditions climatiques et les mouvements de population.
